diumenge, 29 de desembre de 2013

AVIS AU PEUPLE SUR SA SANTÉ- PAR MESSIEUR TISSOT DOCT ET PROF EN MÉDICINE QUATRIÈME ÉDITION MDCCLXIX A LYON CHEZ BENOIT DUPLAIN

DE LA DIARRHÉE
CHACUN CONNOÎT LA DIARRHÉE, QUE LE PEUPLE APPELE COURS DE VENTRE & MÊME SOUVENT COLIQUE
LUI DONNERAIT LA POUDRE Nº35 
TRENTE CINQUE GRAMMES D'YPECUANHA
ON PEUT JUSQUE ALLER JUSQU'À QUARANTE-CINQ & CINQUANTE....
SE NÃO CHEIRA MAL DA BOCA POUDRE Nº51...DO SNS
UNE DRAGME OU DRACHMA DE RUIBARBO EN POUDRE
QUATRE LAVEMENTS Nº6... 
mélange de parties égales d'eau & de
vinaigre , qu'on change dès qu'ils commence
 à êcre Secs , & qu'on quitte
dès que la pertE commence à diminuer,
§. 370. L'inflammation de matrice
SE manifeSte par les douleurs dans tout
 bas du ventre , la tenSion de tout le
ventre , l'augmentation des douleurs
quand on le touche , une efpece de
tache rouge , qui monte au milieu A\x
ventre julqu'au nombril, & qui, quand
le mal empire , devient noire , ce qui
e[t toujours mortel ; une foibleflè
étonnante , le vifage prodigieufemenc
changé , un léger délire , une fièvre
continue avec un pouls foible & dur ,
quelquefois àts vomillements continuels
5 fouvent le hoquet , une perte
t^rès-peu abondante d'une eau roulïe >
puante , acre ; des envies fréquentes
d'aller à la felle 5 dés ardeurs & quelquefois
une fuppreffion d'urine.
§. 371. Ce mal très -grave & fouvent
mortel , doit être traité comme
les maladies inflammatoires. Il faut
Sur-tout SURTOUT 5 après les faignées donner
f i) On ne fe décidera à la faignée f fuîvant notre
avis j qu€ dans le cas l'accouchée a perdu peu de
fréquemment
D E U C H E s, 355
 lavements d'eau tiède,,
en meLler dans la matrice , en appliquer
contmuellement fur le ventre, &
boire abondamment , ou de la tifane
d'orge toute (impie , fur chaqu-e pot de
laquelle on met un demi-quart d'once
de nitre , ou des laits d'amandes N'^.4.
§. 371. La fuppreilion totale des
lochies , qui occaiîonne les maladies
les plus violentes, Te traite précifémeni:.
de la même façon j &: fi malheureufement
l'on donne quelques remèdes,
chauds 5 pour en forcer la fortie , l'on
ôte dans le moment , toute efpérance
de guérifon.
§. 373. Si la fièvre de lait eft très*
forte , la tifane d'orge du §. 371 , &c
les lavements, avec une diète très- lé"
gère, uniquement de panades ou de
quelqu'autres farineux très-clairs , laf.
diilipent..
§. 374. Les femmes délicates', quine
font pas foignées comme il feroi?:
iâng , lorfqu'elîe eft pléthorique, -^ue la ftippreffion eft'
îDtak , ôcllnflammstran 'eu matrice bien démoritréepar
l'clcvation & la vivacité <ie la < ouleur du fias dii
ventre. Dans î:s cas douteux , il faut' tyuiours tenter'
les .fomentât ons , les ciitd^lafmes , les liniments , l«S"
lavements érnol'.ients , lés potions , lestifanes lénitives 3.
tempérantes , diurétiques , & les lave -pieds dans d^-"
iTèau tiède, avant de s'y déurmiaer,.
 
Si le malade étoit robufte & fanguin
5 que le pouls fut fort dans les
commencements , 6»: lesdouleurs extrêmement
violentes, une ou deux taignées
faites d'abord , diminuent la violence
du mal 3 de donnent plus de loifir pour
les autres remèdes. J'ai vu les vomillements
finir , prefqu'entiérement , après
la première faignée.
La furie du mal s'arrête un peu au
bout de cinq ou fix heures ; mais il
ne faut point , pendant ce calme 5 fc
relâcher pour les remèdes y car il
revient bientôt après avec beaucoup de
force , & ce retour ne change rien au



traitement.
3*. Ordinairement le bain tiède foulage
pendant qu'on eft dedans ; mais
les douleurs reviennent fouvent bientôt
après qu'on en eft forti , ce qui n'eft
point une raifon pour le négliger;
d'autant plus que quelquefois , il procure
un foulagement plus long. On doit y tenir le malade long-temps
La diece , c'cft-à-dire une diminution
dans la quannté de Tes aliments ,
quelques lavemenrs avec de l'eau riede ,
à une purgation . 65 les guériflenr.
§. 592. La féconde caufe c'eft les
vices du lait \ foit que la nourrice ait eu
quelque colère violence, quelque grand
chagrin , quelque peur ^ loit qu'elle aie
pris des aliments mal-fains, bu trop de
vin ou des liqueurs -, foie qu'elle foit
réglée 5 & que cette époque produife
un dérangement (enfible dans fa SA SANTÉ....
.fanté ; foit SOIT enfin qu'elle foit malade 
dans tous ces cas le lait fc gâte ec jette
l'enfant dans des accidents violents 5
qui quelquefois le tuent prom^>rement.
L'on y remédie, i^ . En le privant
de ce lait gâté , jufqu'à ce que la nourrice
foit (SOIT) remile dans fon (SON) écat de Santé
6c de tRanquilliTé dont on hâte le retour
par quelques lavements , des calmants,
une entière privation de ce qui
lui a fait du mal , & en faifant tirer
exactement tout le lait qui a fouffert.
2<^ . En donnant à l'enfant même
quelques lavements, en lui faifant boire
beaucoup d'eau de tilleul , en ne le
nourrilTant , pendant un jour ou deux,
que
2> E s En F ArTT s, 47/
que de panades ou d'autres loupes fans
kir.
3^ . En le purgeant y fi ces preaiiers
fecours ne iliftilencpas, avec une once
ou une CHice & demie de iirop de chicorée
conipofé , ou aurant de manne.
Ces médecines douces entraînent les
reftes de ce lait empoifonné , & diiïipent
les défordres qu^il occafîonnoit.
§. 35) 3. Une troilîeme cauie qui produit
aufïi des convuliions, ce font les
maladies fiévreufes-dont les enfants ionc
attaqués , fur-tout la petite vérole ou
la rougeole; mais ordmairement elles
ne demandent point d'autres fecour-s
que ceux qu'exige la maladie dont ellesdépendent.
§. 394. L'on voit par tout ce chapitre
, èc il eft important qu'on y fallg
beaucoup d'attention ^ que lesconvulfions
font ordinairement un fymptome
de quelqu'autre maladie , plutôt qu'unemaladie
primitive ; qu'elles dépendent
d'un grand nombre de caufes différentes
i qu'il ne peut pas par-là même y
avoir de remède général pour les arrêter,
Des accidents produits par la vapeur
du charbon & par cdU du vin,
§. 514. Il n'y a point d'année qu'il
ne péride un grand nombre de perfonnes
par la vapeur du charbon ou
de la braife , & par celle du vhi.
Ces accidents produits par le charbon
ont lieu quand on brûle de la braife
& fur-tout du charbon dans une chambre
fermée , ce qui eft exadement
s'empoifonner foi-même. L'huile fulfureufe^
développée en biûlant^ fe répand

dans

Du Charbon, Gt.^
dans la chambre , ^ ceux qui y font: ,
fentent un embarras de tête , des vertiges,
des maux de coeur , une foiblefîe
& un en^ourdiilement fin^ulier , un
délire , des convulfions , un tremblement,
& s'ils n'ont pas la préfence d'efpricou
la force de fe retirer , ils périffent
aiïèz promptement.
J'ai vu une femme qui eut pendant
deux jours des tournoiements de tête
&des vomiflements prefque continuels,
pour avoir été moins de fix minutes
dans une chambre il y avoit cependant
une fenêtre &une porte ouvertes

,

avec un réchaud dans lequel il n'y
avolt que quelques charbonsj elle auroit
péri 11 tout eût été fermé.
Cette vapeur eft narcotique , » &
» elle tue en produifant une affection
» foporeufe ou apoplectique , mêlée
» cependant de quelque chofe de con-
» vulfîf 5 comme le prouve alTez la
» clôture de la bouche & le ferrement
» des mâchoires.
L'état du cerveau dans les cadavres
démontre que c'ell d'apoplexie que l'on
meurt \ il efl cependant vraifemblable
que quelquefois la fufFocation a auill
& que les feuls remèdes convenables