dijous, 31 de juliol de 2014

Curiosités esthétiques [Document électronique] ; L'art romantique : et autres oeuvres critiques / Baudelaire ; [textes établis par Henri Lemaître,...] Curiosités esthétiques I. Salon de 1845 Quelques mots d'introduction Nous pouvons dire au moins avec autant de justesse qu'un écrivain bien connu à propos de ses petits livres: ce que nous disons, les journaux n'oseraient l'imprimer. Nous serons donc bien cruels et bien insolents? non pas, au contraire, impartiaux. Nous n'avons pas d'amis, c'est un grand point, et pas d'ennemis. - Depuis M. G. Planche, un paysan du Danube dont l'éloquence impérative et savante s'est tue au grand regret des sains esprits, la critique des journaux, tantôt niaise, tantôt furieuse, jamais indépendante, a, par ses mensonges et ses camaraderies effrontées, dégoûté le bourgeois de ces utiles guide-ânes qu'on nomme comptes rendus de Salons. Et tout d'abord, à propos de cette impertinente appellation, le bourgeois, nous déclarons que nous ne partageons nullement les préjugés de nos grands confrères artistiques qui se sont évertués depuis plusieurs années à jeter l'anathème sur cet être inoffensif qui ne demanderait pas mieux que d'aimer la bonne peinture, si ces messieurs savaient la lui faire comprendre, et si les artistes la lui montraient plus souvent. Ce mot, qui sent l'argot d'atelier d'une lieue, devrait être supprimé du dictionnaire de la critique. Il n'y a plus de bourgeois, depuis que le bourgeois - ce qui prouve sa bonne volonté à devenir artistique, à l'égard des feuilletonistes - se sert lui-même de cette injure. En second lieu le bourgeois - puisque bourgeois il y a - est fort respectable; car il faut plaire à ceux aux frais de qui l'on veut vivre. Et enfin, il y a tant de bourgeois parmi les artistes, qu'il vaut mieux, en somme, supprimer un mot qui ne caractérise aucun vice particulier de caste, puisqu'il peut s'appliquer également aux uns, qui ne demandent pas mieux que de ne plus le mériter, et aux autres, qui ne se sont jamais doutés qu'ils en étaient dignes. C'est avec le même mépris de toute opposition et de toutes criailleries systématiques, opposition et criailleries devenues banales et communes, c'est avec le même esprit d'ordre, le même amour du bon sens, que nous repoussons loin de cette petite brochure toute discussion, et sur les jurys en général, et sur le jury de peinture en particulier, et sur la réforme du jury devenue, dit-on, nécessaire, et sur le mode et la fréquence des expositions, etc. D'abord il faut un jury, ceci est clair - et quant au retour annuel des expositions, que nous devons à l'esprit éclairé et libéralement paternel d'un roi à qui le public et les artistes doivent la jouissance de six musées (la Galerie des Dessins, le supplément de la Galerie Française, le Musée Espagnol, le Musée Standish, le Musée de Versailles, le Musée de Marine), un esprit juste verra toujours qu'un grand artiste n'y peut que gagner, vu sa fécondité naturelle, et qu'un médiocre n'y peut trouver que le châtiment mérité. Nous parlerons de tout ce qui attire les yeux de la foule et des artistes; - la conscience de notre métier nous y oblige. - Tout ce qui plaît a une raison de plaire, et mépriser les attroupements de ceux qui s'égarent n'est pas le moyen de les ramener où ils devraient être. Notre méthode de discours consistera simplement à diviser notre travail en tableaux d'histoire et portraits - tableaux de genre et paysages - sculpture - gravure et dessins, et à ranger les artistes suivant l'ordre et le grade que leur a assignés l'estime publique. 8 mai 1845. Tableaux d'histoire Delacroix M. Delacroix est décidément le peintre le plus original des temps anciens et des temps modernes. Cela est ainsi, qu'y faire? Aucun des amis de M. Delacroix, et des plus enthousiastes, n'a osé le dire simplement, crûment, impudemment, comme nous. Grâce à la justice tardive des heures qui amortissent les rancunes, les étonnements et les mauvais vouloirs, et emportent lentement chaque obstacle dans la tombe, nous ne sommes plus au temps où le nom de M. Delacroix était un motif à signe de croix pour les arriéristes, et un symbole de ralliement pour toutes les oppositions, intelligentes ou non; ces beaux temps sont passés. M. Delacroix restera toujours un peu contesté, juste autant qu'il faut pour ajouter quelques éclairs à son auréole. Et tant mieux! Il a le droit d'être toujours jeune, car il ne nous a pas trompés, lui, il ne nous a pas menti comme quelques idoles ingrates que nous avons portées dans nos panthéons. M. Delacroix n'est pas encore de l'Académie, mais il en fait partie moralement; dès longtemps il a tout dit, dit tout ce qu'il faut pour être le premier - c'est convenu; - il ne lui reste plus - prodigieux tour de force d'un génie sans cesse en quête du neuf - qu'à progresser dans la voie du bien - où il a toujours marché. M. Delacroix a envoyé cette année quatre tableaux: I° La Madeleine dans le désert C'est une tête de femme renversée dans un cadre très étroit. A droite dans le haut, un petit bout de ciel ou de rocher - quelque chose de bleu; - les yeux de la Madeleine sont fermés, la bouche est molle et languissante, les cheveux épars. Nul, à moins de la voir, ne peut imaginer ce que l'artiste a mis de poésie intime, mystérieuse et romantique dans cette simple tête. Elle est peinte presque par hachures comme beaucoup de peintures de M. Delacroix; les tons, loin d'être éclatants ou intenses, sont très doux et très modérés; l'aspect est presque gris, mais d'une harmonie parfaite. Ce tableau nous démontre une vérité soupçonnée depuis longtemps et plus claire encore dans un autre tableau dont nous parlerons tout à l'heure; c'est que M. Delacroix est plus fort que jamais, et dans une voie de progrès sans cesse renaissante, c'est-à-dire qu'il est plus que jamais harmoniste. 2° Dernières paroles de Marc-Aurèle Marc-Aurèle lègue son fils aux stoïciens. - Il est à moitié nu et mourant, et présente le jeune Commode, jeune, rose, mou et voluptueux et qui a l'air de s'ennuyer, à ses sévères amis groupés autour de lui dans des attitudes désolées. Tableau splendide, magnifique, sublime, incompris. - Un critique connu a fait au peintre un grand éloge d'avoir placé Commode, c'est-à-dire l'avenir, dans la lumière; les stoïciens, c'est-à-dire le passé, dans l'ombre; - que d'esprit! Excepté deux figures dans la demi-teinte, tous les personnages ont leur portion de lumière. Cela nous rappelle l'admiration d'un littérateur républicain qui félicitait sincèrement le grand Rubens d'avoir, dans un de ses tableaux officiels de la galerie Médicis, débraillé l'une des bottes et le bas de Henri IV, trait de satire indépendante, coup de griffe libéral contre la débauche royale. Rubens sans-culotte! ô critique! ô critiques!... Nous sommes ici en plein Delacroix, c'est-à-dire que nous avons devant les yeux l'un des spécimens les plus complets de ce que peut le génie dans la peinture. Cette couleur est d'une science incomparable, il n'y a pas une seule faute, - et, néanmoins, ce ne sont que tours de force - tours de forces invisibles à l'oeil inattentif, car l'harmonie est sourde et profonde; la couleur, loin de perdre son originalité cruelle dans cette science nouvelle et plus complète, est toujours sanguinaire et terrible. - Cette pondération du vert et du rouge plaît à notre âme. M. Delacroix a même introduit dans ce tableau, à ce que nous croyons du moins, quelques tons dont il n'avait pas encore l'usage habituel. - Ils se font bien valoir les uns les autres. - Le fond est aussi sérieux qu'il le fallait pour un pareil sujet. Enfin, disons-le, car personne ne le dit, ce tableau est parfaitement bien dessiné, parfaitement bien modelé. - Le public se fait-il bien une idée de la difficulté qu'il y a à modeler avec de la couleur? La difficulté est double, - modeler avec un seul ton, c'est modeler avec une estompe, la difficulté est simple; - modeler avec de la couleur, c'est dans un travail subit, spontané, compliqué, trouver d'abord la logique des ombres et de la lumière, ensuite la justesse et l'harmonie du ton; autrement dit, c'est, si l'ombre est verte et une lumière rouge, trouver du premier coup une harmonie de vert et de rouge, l'un obscur, l'autre lumineux, qui rendent l'effet d'un objet monochrome et tournant. Ce tableau est parfaitement bien dessiné. Faut-il, à propos de cet énorme paradoxe, de ce blasphème impudent, répéter, réexpliquer ce que M. Gautier s'est donné la peine d'expliquer dans un de ses feuilletons de l'année dernière, à propos de M. Couture - car M. Th. Gautier, quand les oeuvres vont bien à son tempérament et à son éducation littéraires, commente bien ce qu'il sent juste - à savoir qu'il y a deux genres de dessins, le dessin des coloristes et le dessin des dessinateurs? Les procédés sont inverses; mais on peut bien dessiner avec une couleur effrénée, comme on peut trouver des masses de couleur harmonieuses, tout en restant dessinateur exclusif. Donc, quand nous disons que ce tableau est bien dessiné, nous ne voulons pas faire entendre qu'il est dessiné comme un Raphaël; nous voulons dire qu'il est dessiné d'une manière impromptue et spirituelle; que ce genre de dessin, qui a quelque analogie avec celui de tous les grands coloristes, de Rubens par exemple, rend bien, rend parfaitement le mouvement, la physionomie, le caractère insaisissable et tremblant de la nature, que le dessin de Raphaël ne rend jamais. - Nous ne connaissons, à Paris, que deux hommes qui dessinent aussi bien que M. Delacroix, l'un d'une manière analogue, l'autre dans une méthode contraire. - L'un est M. Daumier, le caricaturiste; l'autre, M. Ingres, le grand peintre, l'adorateur rusé de Raphaël. - Voilà certes qui doit stupéfier les amis et les ennemis, les séides et les antagonistes; mais avec une attention lente et studieuse, chacun verra que ces trois dessins différents ont ceci de commun, qu'ils rendent parfaitement et complètement le côté de la nature qu'ils veulent rendre, et qu'ils disent juste ce qu'ils veulent dire. - Daumier dessine peut-être mieux que Delacroix, si l'on veut préférer les qualités saines, bien portantes, aux facultés étranges et étonnantes d'un grand génie malade de génie; M. Ingres, si amoureux du détail, dessine peut-être mieux que tous les deux, si l'on préfère les finesses laborieuses à l'harmonie de l'ensemble, et le caractère du morceau au caractère de la composition, mais .......................................... .................................................................................................. .................................................................................................. .................................................................................................. .................................................................................................. .................................................................................................. aimons-les tous les trois. 3° Une sibylle qui montre le rameau d'or C'est encore d'une belle et originale couleur. - La tête rappelle un peu l'indécision charmante des dessins sur Hamlet. - Comme modelé et comme pâte, c'est incomparable; l'épaule nue vaut un Corrége. 4° Le Sultan du Maroc entouré de sa garde et de ses officiers Voilà le tableau dont nous voulions parler tout à l'heure quand nous affirmions que M. Delacroix avait progressé dans la science de l'harmonie. - En effet, déploya-t-on jamais en aucun temps une plus grande coquetterie musicale? Véronèse fut-il jamais plus féerique? Fit-on jamais chanter sur une toile de plus capricieuses mélodies? un plus prodigieux accord de tons nouveaux, inconnus, délicats, charmants? Nous en appelons à la bonne foi de quiconque connaît son vieux Louvre; - qu'on cite un tableau de grand coloriste, où la couleur ait autant d'esprit que dans celui de M. Delacroix. - Nous savons que nous serons compris d'un petit nombre, mais cela nous suffit. - Ce tableau est si harmonieux, malgré la splendeur des tons, qu'il en est gris - gris comme la nature - gris comme l'atmosphère de l'été, quand le soleil étend comme un crépuscule de poussière tremblante sur chaque objet. - Aussi ne l'aperçoit-on pas du premier coup; - ses voisins l'assomment. - La composition est excellente; - elle a quelque chose d'inattendu parce qu'elle est vraie et naturelle. ........................................................................................................ ........................................................................................................ P. S. On dit qu'il y a des éloges qui compromettent, et que mieux vaut un sage ennemi..., etc. Nous ne croyons pas, nous, qu'on puisse compromettre le génie en l'expliquant. Horace Vernet Cette peinture africaine est plus froide qu'une belle journée d'hiver. - Tout y est d'une blancheur et d'une clarté désespérantes. L'unité, nulle; mais une foule de petites anecdotes intéressantes - un vaste panorama de cabaret; - en général, ces sortes de décorations sont divisées en manière de compartiments ou d'actes, par un arbre, une grande montagne, une caverne, etc. M. Horace Vernet a suivi la même méthode; grâce à cette méthode de feuilletoniste, la mémoire du spectateur retrouve ses jalons, à savoir: un grand chameau, des biches, une tente, etc... - vraiment c'est une douleur que de voir un homme d'esprit patauger dans l'horrible. - M. Horace Vernet n'a donc jamais vu les Rubens, les Véronèse, les Tintoret, les Jouvenet, morbleu!... William Haussoullier Que M. William Haussoullier ne soit point surpris, d'abord, de l'éloge violent que nous allons faire de son tableau, car ce n'est qu'après l'avoir consciencieusement et minutieusement analysé que nous en avons pris la résolution; en second lieu, de l'accueil brutal et malhonnête que lui fait un public français, et des éclats de rire qui passent devant lui. Nous avons vu plus d'un critique, important dans la presse, lui jeter en passant son petit mot pour rire - que l'auteur n'y prenne pas garde. - Il est beau d'avoir un succès à la Saint-Symphorien. Il y a deux manières de devenir célèbre: par agrégation de succès annuels, et par coup de tonnerre. Certes le dernier moyen est le plus original. Que l'auteur songe aux clameurs qui accueillirent le Dante et Virgile, et qu'il persévère dans sa propre voie; bien des railleries malheureuses tomberont encore sur cette oeuvre, mais elle restera dans la mémoire de quiconque a de l'oeil et du sentiment; puisse son succès aller toujours croissant, car il doit y avoir succès. Après les tableaux merveilleux de M. Delacroix, celui-ci est véritablement le morceau capital de l'Exposition; disons mieux, il est, dans un certain sens toutefois, le tableau unique du Salon de 1845; car M. Delacroix est depuis longtemps un génie illustre, une gloire acceptée et accordée; il a donné cette année quatre tableaux; M. William Haussoullier hier était inconnu, et il n'en a envoyé qu'un. Nous ne pouvons nous refuser le plaisir d'en donner d'abord une description, tant cela nous paraît gai et délicieux à faire. - C'est la Fontaine de Jouvence; - sur le premier plan trois groupes; - à gauche, deux jeunes gens, ou plutôt deux rajeunis, les yeux dans les yeux, causent de fort près, et ont l'air de faire l'amour allemand. - Au milieu, une femme vue de dos, à moitié nue, bien blanche, avec des cheveux bruns crespelés, jase aussi en souriant avec son partenaire; elle a l'air plus sensuel, et tient encore un miroir où elle vient de se regarder; - enfin, dans le coin à droite, un homme vigoureux et élégant - une tête ravissante, le front un peu bas, les lèvres un peu fortes - pose en souriant son verre sur le gazon, pendant que sa compagne verse quelque élixir merveilleux dans le verre d'un long et mince jeune homme debout devant elle. Derrière eux, sur le second plan, un autre groupe étendu tout de son long sur l'herbe: - ils s'embrassent. - Sur le milieu du second, une femme nue et debout, tord ses cheveux d'où dégouttent les derniers pleurs de l'eau salutaire et fécondante; une autre, nue à moitié couchée, semble comme une chrysalide, encore enveloppée dans la dernière vapeur de sa métamorphose. - Ces deux femmes, d'une forme délicate, sont vaporeusement, outrageusement blanches; elles commencent pour ainsi dire à reparaître. - Celle qui est debout a l'avantage de séparer et de diviser symétriquement le tableau. Cette statue, presque vivante, est d'un excellent effet, et sert, par son contraste, les tons violents du premier plan, qui en acquièrent encore plus de vigueur. La fontaine, que quelques critiques trouveront sans doute un peu Séraphin, cette fontaine fabuleuse nous plaît; elle se partage en deux nappes, et se découpe, se fend en franges vacillantes et minces comme l'air. - Dans un sentier tortueux qui conduit l'oeil jusqu'au fond du tableau, arrivent, courbés et barbus, d'heureux sexagénaires. - Le fond de droite est occupé par des bosquets où se font des ballets et des réjouissances. Le sentiment de ce tableau est exquis; dans cette composition l'on aime et l'on boit, - aspect voluptueux - mais l'on boit et l'on aime d'une manière très sérieuse, presque mélancolique. Ce ne sont pas des jeunesses fougueuses et remuantes, mais de secondes jeunesses qui connaissent le prix de la vie et qui en jouissent avec tranquillité. Cette peinture a, selon nous, une qualité très importante, dans un musée surtout - elle est très voyante. - Il n'y a pas moyen de ne pas la voir. La couleur est d'une crudité terrible, impitoyable, téméraire même, si l'auteur était un homme moins fort; mais... elle est distinguée, mérite si couru par MM. de l'école d'Ingres. - Il y a des alliances de tons heureuses; il se peut que l'auteur devienne plus tard un franc coloriste. - Autre qualité énorme et qui fait les hommes, les vrais hommes, cette peinture a la foi - elle a la foi de sa beauté, - c'est de la peinture absolue, convaincue, qui crie: je veux, je veux être belle, et belle comme je l'entends, et je sais que je ne manquerai pas de gens à qui plaire. Le dessin, on le devine, est aussi d'une grande volonté et d'une grande finesse; les têtes ont un joli caractère. - Les attitudes sont toutes bien trouvées. - L'élégance et la distinction sont partout le signe particulier de ce tableau. Cette oeuvre aura-t-elle un succès prompt? Nous l'ignorons. - Un public a toujours, il est vrai, une conscience et une bonne volonté qui le précipitent vers le vrai; mais il faut le mettre sur une pente et lui imprimer l'élan, et notre plume est encore plus ignorée que le talent de M. Haussoullier. Si l'on pouvait, à différentes époques et à diverses reprises, faire une exhibition de la même oeuvre, nous pourrions garantir la justice du public envers cet artiste. Du reste, sa peinture est assez osée pour bien porter les affronts, et elle promet un homme qui sait assumer la responsabilité de ses oeuvres; il n'a donc qu'à faire un nouveau tableau. Oserons-nous, après avoir si franchement déployé nos sympathies (mais notre vilain devoir nous oblige à penser à tout), oserons-nous dire que le nom de Jean Bellin et de quelques Vénitiens des premiers temps nous a traversé la mémoire, après notre douce contemplation? M. Haussoullier serait-il de ces hommes qui en savent trop long sur leur art? C'est là un fléau bien dangereux, et qui comprime dans leur naïveté bien d'excellents mouvements. Qu'il se défie de son érudition, qu'il se défie même de son goût - mais c'est là un illustre défaut, - et ce tableau contient assez d'originalité pour promettre un heureux avenir. Decamps Approchons vite - car les Decamps allument la curiosité d'avance - on se promet toujours d'être surpris - on s'attend à du nouveau - M. Decamps nous a ménagé cette année une surprise qui dépasse toutes celles qu'il a travaillées si longtemps avec tant d'amour, voir les Crochets et les Cimbres; M. Decamps a fait du Raphaël et du Poussin. - Eh! mon Dieu! - oui. Hâtons-nous de dire, pour corriger ce que cette phrase a d'exagéré, que jamais imitation ne fut mieux dissimulée ni plus savante - il est bien permis, il est louable d'imiter ainsi. Franchement - malgré tout le plaisir qu'on a à lire dans les oeuvres d'un artiste les diverses transformations de son art et les préoccupations successives de son esprit, nous regrettons un peu l'ancien Decamps. Il a, avec un esprit de choix qui lui est particulier, entre tous les sujets bibliques, mis la main sur celui qui allait le mieux à la nature de son talent; c'est l'histoire étrange, baroque, épique, fantastique, mythologique de Samson, l'homme aux travaux impossibles, qui dérangeait les maisons d'un coup d'épaule - de cet antique cousin d'Hercule et du baron de Munchhausen. - Le premier de ces dessins - l'apparition de l'ange dans un grand paysage - a le tort de rappeler des choses que l'on connaît trop - ce ciel cru, ces quartiers de roches, ces horizons graniteux sont sus dès longtemps par toute la jeune école - et quoiqu'il soit vrai de dire que c'est M. Decamps qui les lui a enseignés, nous souffrons devant un Decamps de penser à M. Guignet. Plusieurs de ces compositions ont, comme nous l'avons dit, une tournure très italienne - et ce mélange de l'esprit des vieilles et grandes écoles avec l'esprit de M. Decamps, intelligence très flamande à certains égards, a produit un résultat des plus curieux. - Par exemple, on trouvera à côté de figures qui affectent, heureusement du reste, une allure de grands tableaux, une idée de fenêtre ouverte par où le soleil vient éclairer le parquet de manière à réjouir le Flamand le plus étudieur. - Dans le dessin qui représente l'ébranlement du Temple, dessin composé comme un grand et magnifique tableau, - gestes, attitudes d'histoire - on reconnaît le génie de Decamps tout pur dans cette ombre volante de l'homme qui enjambe plusieurs marches, et qui reste éternellement suspendu en l'air. - Combien d'autres n'auraient pas songé à ce détail, ou du moins l'auraient rendu d'une autre manière! mais M. Decamps aime prendre la nature sur le fait, par son côté fantastique et réel à la fois - dans son aspect le plus subit et le plus inattendu. Le plus beau de tous est sans contredit le dernier - le Samson aux grosses épaules, le Samson invincible est condamné à tourner une meule - sa chevelure, ou plutôt sa crinière n'est plus - ses yeux sont crevés - le héros est courbé au labeur comme un animal de trait - la ruse et la trahison ont dompté cette force terrible qui aurait pu déranger les lois de la nature. - A la bonne heure - voilà du Decamps, du vrai et du meilleur - nous retrouvons donc enfin cette ironie, ce fantastique, j'allais presque dire ce comique que nous regrettions tant à l'aspect des premiers. - Samson tire la machine comme un cheval; il marche pesamment et voûté avec une naïveté grossière - une naïveté de lion dépossédé; la tristesse résignée et presque l'abrutissement du roi des forêts, à qui l'on ferait traîner une charrette de vidanges ou du mou pour les chats. Un surveillant, un geôlier, sans doute, dans une attitude attentive et faisant silhouette sur un mur, dans l'ombre, au premier plan - le regarde faire. - Quoi de plus complet que ces deux figures et cette meule? Quoi de plus intéressant? Il n'était même pas besoin de mettre ces curieux derrière les barreaux d'une ouverture - la chose était déjà belle et assez belle. M. Decamps a donc fait une magnifique illustration et de grandioses vignettes à ce poème étrange de Samson - et cette série de dessins où l'on pourrait peut-être blâmer quelques murs et quelques objets trop bien faits, et le mélange minutieux et rusé de la peinture et du crayon - est, à cause même des intentions nouvelles qui y brillent, une des plus belles surprises que nous ait faites cet artiste prodigieux, qui, sans doute, nous en prépare d'autres. Robert Fleury M. Robert Fleury reste toujours semblable et égal à lui-même, c'est-à-dire un très bon et très curieux peintre. - Sans avoir précisément un mérite éclatant, et, pour ainsi dire, un genre de génie involontaire comme les premiers maîtres, il possède tout ce que donnent la volonté et le bon goût. La volonté fait une grande partie de sa réputation comme de celle de M. Delaroche. - Il faut que la volonté soit une faculté bien belle et toujours bien fructueuse, pour qu'elle suffise à donner un cachet, un style quelquefois violent à des oeuvres méritoires, mais d'un ordre secondaire, comme celles de M. Robert Fleury. - C'est à cette volonté tenace, infatigable et toujours en haleine, que les tableaux de cet artiste doivent leur charme presque sanguinaire. - Le spectateur jouit de l'effort et l'oeil boit la sueur. - C'est là surtout, répétons-le, le caractère principal et glorieux de cette peinture, qui, en somme, n'est ni du dessin, quoique M. Robert Fleury dessine très spirituellement, ni de la couleur, quoiqu'il colore vigoureusement; cela n'est ni l'un ni l'autre, parce que cela n'est pas exclusif. - La couleur est chaude, mais la manière est pénible; le dessin habile, mais non pas original. Son Marino Faliero rappelle imprudemment un magnifique tableau qui fait partie de nos plus chers souvenirs. - Nous voulons parler du Marino Faliero de M. Delacroix. - La composition était analogue; mais combien plus de liberté, de franchise et d'abondance!... Dans l'Auto-da-fé, nous avons remarqué avec plaisir quelques souvenirs de Rubens, habilement transformés. - Les deux condamnés qui brûlent, et le vieillard qui s'avance les mains jointes. - C'est encore là, cette année, le tableau le plus original de M. Robert Fleury. - La composition en est excellente, toutes les intentions louables, presque tous les morceaux sont bien réussis. - Et c'est là surtout que brille cette faculté de volonté cruelle et patiente, dont nous parlions tout à l'heure. - Une seule chose est choquante, c'est la femme demi-nue, vue de face au premier plan; elle est froide à force d'efforts dramatiques. - De ce tableau, nous ne saurions trop louer l'exécution de certains morceaux. - Ainsi certaines parties nues des hommes qui se contorsionnent dans les flammes sont de petits chefs-d'oeuvre. - Mais nous ferons remarquer que ce n'est que par l'emploi successif et patient de plusieurs moyens secondaires que l'artiste s'efforce d'obtenir l'effet grand et large du tableau d'histoire. Son étude de Femme nue est une chose commune et qui a trompé son talent. L'Atelier de Rembrandt est un pastiche très curieux, mais il faut prendre garde à ce genre d'exercice. On risque parfois d'y perdre ce qu'on a. Au total, M. Robert Fleury est toujours et sera longtemps un artiste éminent, distingué, chercheur, à qui il ne manque qu'un millimètre ou qu'un milligramme de n'importe quoi pour être un beau génie. Granet a exposé un Chapitre de l'ordre du Temple. Il est généralement reconnu que M. Granet est un maladroit plein de sentiment, et l'on se dit devant ses tableaux: "Quelle simplicité de moyens et pourtant quel effet!" Qu'y a-t-il donc là de si contradictoire? Cela prouve tout simplement que c'est un artiste fort adroit et qui déploie une science très apprise dans sa spécialité de vieilleries gothiques ou religieuses, un talent très roué et très décoratif. Achille Devéria Voilà un beau nom, voilà un noble et vrai artiste à notre sens. Les critiques et les journalistes se sont donné le mot pour entonner un charitable De profundis sur le défunt talent de M. Eugène Devéria, et chaque fois qu'il prend à cette vieille gloire romantique la fantaisie de se montrer au jour, ils l'ensevelissent dévotement dans la Naissance de Henri IV, et brûlent quelques cierges en l'honneur de cette ruine. C'est bien, cela prouve que ces messieurs aiment le beau consciencieusement; cela fait honneur à leur coeur. Mais d'où vient que nul ne songe à jeter quelques fleurs sincères et à tresser quelques loyaux articles en faveur de M. Achille Devéria? Quelle ingratitude! Pendant de longues années, M. Achille Devéria a puisé, pour notre plaisir, dans son inépuisable fécondité, de ravissantes vignettes, de charmants petits tableaux d'intérieur, de gracieuses scènes de la vie élégante, comme nul keepsake, malgré les prétentions des réputations nouvelles, n'en a depuis édité. Il savait colorer la pierre lithographique; tous ses dessins étaient pleins de charmes, distingués, et respiraient je ne sais quelle rêverie amène. Toutes ses femmes coquettes et doucement sensuelles étaient les idéalisations de celles que l'on avait vues et désirées le soir dans les concerts, aux Bouffes, à l'Opéra ou dans les grands salons. Ces lithographies, que les marchands achètent trois sols et qu'ils vendent un franc, sont les représentants fidèles de cette vie élégante et parfumée de la Restauration, sur laquelle plane comme un ange protecteur le romantique et blond fantôme de la duchesse de Berry. Quelle ingratitude! Aujourd'hui l'on n'en parle plus, et tous nos ânes routiniers et antipoétiques se sont amoureusement tournés vers les âneries et les niaiseries vertueuses de M. Jules David, vers les paradoxes pédants de M. Vidal. Nous ne dirons pas que M. Achille Devéria a fait un excellent tableau - mais il a fait un tableau - Sainte Anne instruisant la Vierge, - qui vaut surtout par des qualités d'élégance et de composition habile, - c'est plutôt, il est vrai, un coloriage qu'une peinture, et par ces temps de critique picturale, d'art catholique et de crâne facture, une pareille oeuvre doit nécessairement avoir l'air naïf et dépaysé. - Si les ouvrages d'un homme célèbre, qui a fait votre joie, vous paraissent aujourd'hui naïfs et dépaysés, enterrez-le donc au moins avec un certain bruit d'orchestre, égoïstes populaces! Boulanger a donné une Sainte Famille, détestable; Les Bergers de Virgile, médiocres; Des Baigneuses, un peu meilleures que des Duval Lecamus et des Maurin, et un Portrait d'homme qui est d'une bonne pâte. Voilà les dernières ruines de l'ancien romantisme - voilà ce que c'est que de venir dans un temps où il est reçu de croire que l'inspiration suffit et remplace le reste; - voilà l'abîme où mène la course désordonnée de Mazeppa. - C'est M. Victor Hugo qui a perdu M. Boulanger - après en avoir perdu tant d'autres - c'est le poète qui a fait tomber le peintre dans la fosse. Et pourtant M. Boulanger peint convenablement (voyez ses portraits); mais où diable a-t-il pris son brevet de peintre d'histoire et d'artiste inspiré? est-ce dans les préfaces ou les odes de son illustre ami? Boissard Il est à regretter que M. Boissard, qui possède les qualités d'un bon peintre, n'ait pas pu faire voir cette année un tableau allégorique représentant la Musique, la Peinture et la Poésie. Le jury, trop fatigué sans doute ce jour-là de sa rude tâche, n'a pas jugé convenable de l'admettre. M. Boissard a toujours surnagé au-dessus des eaux troubles de la mauvaise époque dont nous parlions à propos de M. Boulanger, et s'est sauvé du danger, grâce aux qualités sérieuses et pour ainsi dire naïves de sa peinture. - Son Christ en croix est d'une pâte solide et d'une bonne couleur. Schnetz Hélas! que faire de ces gros tableaux italiens? - nous sommes en 1845 - nous craignons fort que Schnetz en fasse encore de semblables en 1855. Chassériau Le Kalife de Constantine suivi de son escorte Ce tableau séduit tout d'abord par sa composition. - Cette défilade de chevaux et ces grands cavaliers ont quelque chose qui rappelle l'audace naïve des grands maîtres. - Mais pour qui a suivi avec soin les études de M. Chassériau, il est évident que bien des révolutions s'agitent encore dans ce jeune esprit, et que la lutte n'est pas finie. La position qu'il veut se créer entre Ingres, dont il est élève, et Delacroix qu'il cherche à détrousser, a quelque chose d'équivoque pour tout le monde et d'embarrassant pour lui-même. Que M. Chassériau trouve son bien dans Delacroix, c'est tout simple; mais que, malgré tout son talent et l'expérience précoce qu'il a acquise, il le laisse si bien voir, là est le mal. Ainsi, il y a dans ce tableau des contradictions. - En certains endroits c'est déjà de la couleur, en d'autres ce n'est encore que coloriage - et néanmoins l'aspect en est agréable, et la composition, nous nous plaisons à le répéter, excellente. Déjà, dans les illustrations d'Othello, tout le monde avait remarqué la préoccupation d'imiter Delacroix. - Mais, avec des goûts aussi distingués et un esprit aussi actif que celui de M. Chassériau, il y a tout lieu d'espérer qu'il deviendra un peintre, et un peintre éminent. Debon Bataille d'Hastings Encore un pseudo-Delacroix; - mais que de talent! quelle énergie! C'est une vraie bataille. - Nous voyons dans cette oeuvre toutes sortes d'excellentes choses; - une belle couleur, la recherche sincère de la vérité, et la facilité hardie de composition qui fait les peintres d'histoire. Victor Robert Voilà un tableau qui a eu du guignon; - il a été suffisamment blagué par les savants du feuilleton, et nous croyons qu'il est temps de redresser les torts. - Aussi quelle singulière idée que de montrer à ces messieurs la religion, la philosophie, les sciences et les arts éclairant l'Europe, et de représenter chaque peuple de l'Europe par une figure qui occupe dans le tableau sa place géographique! Comment faire goûter à ces articliers quelque chose d'audacieux, et leur faire comprendre que l'allégorie est un des plus beaux genres de l'art? Cette énorme composition est d'une bonne couleur, par morceaux, du moins; nous y trouvons même la recherche de tons nouveaux; de quelques-unes de ces belles femmes qui figurent les diverses nations, les attitudes sont élégantes et originales. Il est malheureux que l'idée baroque d'assigner à chaque peuple sa place géographique ait nui à l'ensemble de la composition, au charme des groupes, et ait éparpillé les figures comme un tableau de Claude Lorrain, dont les bonshommes s'en vont à la débandade. M. Victor Robert est-il un artiste consommé ou un génie étourdi? Il y a du pour et du contre, des bévues de jeune homme et de savantes intentions. - En somme, c'est là un des tableaux les plus curieux et les plus dignes d'attention du Salon de 1845. Brune a exposé le Christ descendu de la croix. Bonne couleur, dessin suffisant. - M. Brune a été jadis plus original. - Qui ne se rappelle l'Apocalypse et l'Envie? - Du reste il a toujours eu à son service un talent de facture ferme et solide, en même temps que très facile, qui lui donne dans l'école moderne une place honorable et presque égale à celle de Guerchin et des Carrache, dans les commencements de la décadence italienne. Glaize M. Glaize a un talent - c'est celui de bien peindre les femmes. - C'est la Madeleine et les femmes qui l'entourent qui sauvent son tableau de la Conversion de Madeleine - et c'est la molle et vraiment féminine tournure de Galatée qui donne à son tableau de Galatée et Acis un charme un peu original. - Tableaux qui visent à la couleur, et malheureusement n'arrivent qu'au coloriage de cafés, ou tout au plus d'opéra, et dont l'un a été imprudemment placé auprès du Marc-Aurèle de Delacroix. Lépaulle Nous avons vu de M. Lépaulle une femme tenant un vase de fleurs dans ses bras; - c'est très joli, c'est très bien peint, et même - qualité plus grave - c'est naïf. - Cet homme réussit toujours ses tableaux quand il ne s'agit que de bien peindre et qu'il a un joli modèle; - c'est dire qu'il manque de goût et d'esprit. - Par exemple, dans le Martyre de saint Sébastien, que fait cette grosse figure de vieille avec son urne, qui occupe le bas du tableau et lui donne un faux air d'ex-voto de village? Et pourtant c'est une peinture dont le faire a tout l'aplomb des grands maîtres. - Le torse de saint Sébastien, parfaitement bien peint, gagnera encore à vieillir. Mouchy Martyre de sainte Catherine d'Alexandrie M. Mouchy doit aimer Ribera et tous les vaillants factureurs; n'est-ce pas faire de lui un grand éloge? Du reste son tableau est bien composé. - Nous avons souvenance d'avoir vu dans une église de Paris - Saint-Gervais ou Saint-Eustache - une composition signée Mouchy, qui représente des moines. - L'aspect en est très brun, trop peut-être, et d'une couleur moins variée que le tableau de cette année, mais elle a les mêmes qualités sérieuses de peinture. Appert L'Assomption de la Vierge a des qualités analogues - bonne peinture - mais la couleur, quoique vraie couleur, est un peu commune. - Il nous semble que nous connaissons un tableau du Poussin, situé dans la même galerie, non loin de la même place, et à peu près de la même dimension, avec lequel celui-ci a quelque ressemblance. Bigand Les derniers instants de Néron Eh quoi! c'est là un tableau de M. Bigand! Nous l'avons bien longtemps cherché. - M. Bigand le coloriste a fait un tableau tout brun - qui a l'air d'un conciliabule de gros sauvages. Planet est un des rares élèves de Delacroix qui brillent par quelques-unes des qualités du maître. Rien n'est doux, dans la vilaine besogne d'un compte rendu, comme de rencontrer un vraiment bon tableau, un tableau original, illustré déjà par quelques huées et quelques moqueries. Et, en effet, ce tableau a été bafoué; - nous concevons la haine des architectes, des maçons, des sculpteurs et des mouleurs, contre tout ce qui ressemble à de la peinture; mais comment se fait-il que des artistes ne voient pas tout ce qu'il y a dans ce tableau, et d'originalité dans la composition, et de simplicité même dans la couleur? Il y a là je ne sais quel aspect de peinture espagnole et galante, qui nous a séduit tout d'abord. M. Planet a fait ce que font tous les coloristes de premier ordre, à savoir, de la couleur avec un petit nombre de tons - du rouge, du blanc, du brun, et c'est délicat et caressant pour les yeux. La sainte Thérèse, telle que le peintre l'a représentée, s'affaissant, tombant, palpitant, à l'attente du dard dont l'amour divin va la percer, est une des plus heureuses trouvailles de la peinture moderne. - Les mains sont charmantes. - L'attitude, naturelle pourtant, est aussi poétique que possible. - Ce tableau respire une volupté excessive, et montre dans l'auteur un homme capable de très bien comprendre un sujet - car sainte Thérèse était brûlante d'un si grand amour de Dieu, que la violence de ce feu lui faisait jeter des cris. Et cette douleur n'était pas corporelle, mais spirituelle, quoique le corps ne laissât pas d'y avoir beaucoup de part. Parlerons-nous du petit Cupidon mystique suspendu en l'air, et qui va la percer de son javelot? - Non. - A quoi bon? M. Planet a évidemment assez de talent pour faire une autre fois un tableau complet. Dugasseau Jésus-Christ entouré des principaux fondateurs du Christianisme Peinture sérieuse, mais pédante - ressemble à un Lehmann très solide. Sa Sapho faisant le saut de Leucade est une jolie composition. Gleyre Il avait volé le coeur du public sentimental avec le tableau du Soir. - Tant qu'il ne s'agissait que de peindre des femmes solfiant de la musique romantique dans un bateau, ça allait; - de même qu'un pauvre opéra triomphe de sa musique à l'aide des objets décolletés ou plutôt déculottés et agréables à voir; - mais cette année, M. Gleyre, voulant peindre des apôtres, - des apôtres, M. Gleyre! - n'a pas pu triompher de sa propre peinture. Pilliard est évidemment un artiste érudit; il vise à imiter les anciens maîtres et leurs sérieuses allures - ses tableaux de chaque année se valent - c'est toujours le même mérite, froid, consciencieux et tenace. Auguste Hesse L'évanouissement de la Vierge Voilà un tableau évidemment choquant par la couleur - c'est d'une couleur dure, malheureuse et amère - mais ce tableau plaît, à mesure qu'on s'y attache, par des qualités d'un autre genre. - Il a d'abord un mérite singulier - c'est de ne rappeler, en aucune manière, les motifs convenus de la peinture actuelle, et les poncifs qui traînent dans tous les jeunes ateliers; - au contraire, il ressemble au Passé; trop peut-être. - M. Auguste Hesse connaît évidemment tous les grands morceaux de la peinture italienne, et a vu une quantité innombrable de dessins et de gravures. - La composition est du reste belle et habile, et a quelques-unes des qualités traditionnelles des grandes écoles - la dignité, la pompe, et une harmonie ondoyante de lignes. Joseph Fay M. Joseph Fay n'a envoyé que des dessins, comme M. Decamps - c'est pour cela que nous le classons dans les peintres d'histoire; il ne s'agit pas ici de la matière avec laquelle on fait, mais de la manière dont on fait. M. Joseph Fay a envoyé six dessins représentant la vie des anciens Germains; - ce sont les cartons d'une frise exécutée à fresque à la grande salle des réunions du conseil municipal de l'hôtel de ville d'Ebersfeld, en Prusse. Et, en effet, cela nous paraissait bien un peu allemand, et, les regardant curieusement, et avec le plaisir qu'on a à voir toute oeuvre de bonne foi, nous songions à toutes ces célébrités modernes d'outre-Rhin qu'éditent les marchands du boulevard des Italiens. Ces dessins, dont les uns représentent la grande lutte entre Arminius et l'invasion romaine, d'autres, les jeux sérieux et toujours militaires de la Paix, ont un noble air de famille avec les bonnes compostions de Pierre de Cornélius. - Le dessin est curieux, savant, et visant un peu au néo-Michel-Angelisme. - Tous les mouvements sont heureusement trouvés - et accusent un esprit sincèrement amateur de la forme, si ce n'est amoureux. - Ces dessins nous ont attiré parce qu'ils sont beaux, nous plaisent parce qu'ils sont beaux; - mais au total, devant un si beau déploiement des forces de l'esprit, nous regrettons toujours, et nous réclamons à grands cris l'originalité. Nous voudrions voir déployer ce même talent au profit d'idées plus modernes, - disons mieux, au profit d'une nouvelle manière de voir et d'entendre les arts - nous ne voulons pas parler ici du choix des sujets; en ceci les artistes ne sont pas toujours libres,- mais de la manière de les comprendre et de les dessiner. En deux mots - à quoi bon tant d'érudition, quand on a du talent? Jollivet Le Massacre des Innocents, de M. Jollivet, dénote un esprit sérieux et appliqué. - Son tableau est, il est vrai, d'un aspect froid et laiteux. - Le dessin n'est pas très original; mais ses femmes sont d'une belle forme, grasse, résistante et solide. Laviron Jésus chez Marthe et Marie Tableau sérieux plein d'inexpériences pratiques. - Voilà ce que c'est que de trop s'y connaître, - de trop penser et de ne pas assez peindre. Matout a donné trois sujets antiques, où l'on devine un esprit sincèrement épris de la forme, et qui repousse les tentations de la couleur pour ne pas obscurcir les intentions de sa pensée et de son dessin. De ces trois tableaux c'est le plus grand qui nous plaît le plus, à cause de la beauté intelligente des lignes, de leur harmonie sérieuse, et surtout à cause du parti pris de la manière, parti pris qu'on ne retrouve pas dans Daphnis et Naïs. Que M. Matout songe à M. Haussoullier, et qu'il voie tout ce que l'on gagne ici-bas, en art, en littérature, en politique, à être radical et absolu, et à ne jamais faire de concessions. Bref, il nous semble que M. Matout connaît trop bien son affaire, et qu'il a trop ça dans la main - Inde une impression moins forte. D'une oeuvre laborieusement faite il reste toujours quelque chose. Janmot Nous n'avons pu trouver qu'une seule figure de M. Janmot, c'est une femme assise avec des fleurs sur les genoux. - Cette simple figure, sérieuse et mélancolique, et dont le dessin fin et la couleur un peu crue rappellent les anciens maîtres allemands, ce gracieux Albert Dürer, nous avait donné une excessive curiosité de trouver le reste. Mais nous n'avons pu y réussir. C'est certainement là une belle peinture. - Outre que le modèle est très beau et très bien choisi, et très bien ajusté, il y a, dans la couleur même et l'alliance de ces tons verts, roses et rouges, un peu douloureux à l'oeil, une certaine mysticité qui s'accorde avec le reste. - Il y a harmonie naturelle entre cette couleur et ce dessin. Il nous suffit, pour compléter l'idée qu'on doit se faire du talent de M. Janmot, de lire dans le livret le sujet d'un autre tableau: Assomption de la Vierge - partie supérieure: - la sainte Vierge est entourée d'anges dont les deux principaux représentent la Chasteté et l'Harmonie. Partie inférieure: Réhabilitation de la femme; un ange brise ses chaînes. Etex O sculpteur, qui fîtes quelquefois de bonnes statues, vous ignorez donc qu'il y a une grande différence entre dessiner sur une toile et modeler avec de la terre, - et que la couleur est une science mélodieuse dont la triture du marbre n'enseigne pas les secrets? - Nous comprendrions plutôt qu'un musicien voulût singer Delacroix, - mais un sculpteur, jamais! - O grand tailleur de pierre! pourquoi voulez-vous jouer du violon? Portraits Léon Cogniet Un très beau portrait de femme, dans le Salon carré. M. Léon Cogniet est un artiste d'un rang très élevé dans les régions moyennes du goût et de l'esprit. - S'il ne se hausse pas jusqu'au génie, il a un de ces talents complets dans leur modération qui défient la critique. M. Cogniet ignore les caprices hardis de la fantaisie et le parti pris des absolutistes. Fondre, mêler, réunir tout en choisissant, a toujours été son rôle et son but; il l'a parfaitement bien atteint. Tout dans cet excellent portrait, les chairs, les ajustements, le fond, est traité avec le même bonheur. Dubufe M. Dubufe est depuis plusieurs années la victime de tous les feuilletonistes artistiques. Si M. Dubufe est bien loin de sir Thomas Lawrence, au moins n'est-ce pas sans une certaine justice qu'il a hérité de sa gracieuse popularité. - Nous trouvons, quant à nous, que le Bourgeois a bien raison de chérir l'homme qui lui a créé de si jolies femmes, presque toujours bien ajustées. M. Dubufe a un fils qui n'a pas voulu marcher sur les traces de son père, et qui s'est fourvoyé dans la peinture sérieuse. Mlle Eugénie Gautier Beau coloris, - dessin ferme et élégant. - Cette femme a l'intelligence des maîtres; - elle a du Van Dyck; - elle peint comme un homme. - Tous ceux qui se connaissent en peinture se rappellent le modelé de deux bras nus dans un portrait exposé au dernier Salon. La peinture de mademoiselle Eugénie Gautier n'a aucun rapport avec la peinture de femme, qui, en général, nous fait songer aux préceptes du bonhomme Chrysale. Belloc M. Belloc a envoyé plusieurs portraits. - Celui de M. Michelet nous a frappé par son excellente couleur. - M. Belloc, qui n'est pas assez connu, est un des hommes d'aujourd'hui les plus savants dans leur art. - Il a fait des élèves remarquables, - mademoiselle Eugénie Gautier, par exemple, à ce que nous croyons. - L'an passé, nous avons vu de lui, aux galeries du boulevard Bonne-Nouvelle, une tête d'enfant qui nous a rappelé les meilleurs morceaux de Lawrence. Tissier est vraiment coloriste, mais n'est peut-être que cela; - c'est pourquoi son portrait de femme, qui est d'une couleur distinguée et dans une gamme de ton très grise, est supérieur à son tableau de religion. Riesener est avec M. Planet un des hommes qui font honneur à M. Delacroix. - Le portrait du docteur H. de Saint-A... est d'une franche couleur et d'une franche facture. Dupont Nous avons rencontré un pauvre petit portrait de demoiselle avec un petit chien, qui se cache si bien qu'il est fort difficile à trouver; mais il est d'une grâce exquise. - C'est une peinture d'une grande innocence, - apparente, du moins, mais très bien composée, - et d'un très joli aspect; - un peu anglais. Haffner Encore un nouveau nom, pour nous, du moins. M. Haffner a, dans la petite galerie, à une très mauvaise place, un portrait de femme du plus bel effet. Il est difficile à trouver, et vraiment c'est dommage. Ce portrait dénote un coloriste de première force. Ce n'est point de la couleur éclatante, pompeuse ni commune, mais excessivement distinguée, et d'une harmonie remarquable. La chose est exécutée dans une gamme de ton très grise. L'effet est très savamment combiné, doux et frappant à la fois. La tête, romantique et doucement pâle, se détache sur un fond gris, encore plus pâle autour d'elle, et qui, se rembrunissant vers les coins, a l'air de lui servir d'auréole. - M. Haffner a, de plus, fait un paysage d'une couleur très hardie - un chariot avec un homme et des chevaux, faisant presque silhouette sur la clarté équivoque d'un crépuscule. - Encore un chercheur consciencieux... que c'est rare!... Pérignon a envoyé neuf portraits, dont six de femmes. - Les têtes de M. Pérignon sont dures et lisses comme des objets inanimés. - Un vrai musée de Curtius. Horace Vernet M. Horace Vernet, comme portraitiste, est inférieur à M. Horace Vernet, peintre héroïque. Sa couleur surpasse en crudité la couleur de M. Court. Hippolyte Flandrin M. Flandrin n'a-t-il pas fait autrefois un gracieux portrait de femme appuyée sur le devant d'une loge avec un bouquet de violettes au sein? Mais il a échoué dans le portrait de M. Chaix-d'Est-Ange. Ce n'est qu'un semblant de peinture sérieuse; ce n'est pas là le caractère si connu de cette figure fine, mordante, ironique. - C'est lourd et terne. Nous venons de trouver, ce qui nous a fait le plus vif plaisir, un portrait de femme de M. Flandrin, une simple tête qui nous a rappelé ses bons ouvrages. L'aspect en est un peu trop doux et a le tort de ne pas appeler les yeux comme le portrait de la princesse Belg..., de M. Lehmann. Comme ce morceau est petit, M. Flandrin l'a parfaitement réussi. Le modelé en est beau, et cette peinture a le mérite, rare chez ces messieurs, de paraître faite tout d'une haleine et du premier coup. Richardot a peint une jeune dame vêtue d'une robe noire et verte, - coiffée avec une afféterie de keepsake. - Elle a un certain air de famille avec les saintes de Zurbaran, et se promène gravement derrière un grand mur d'un assez bon effet. C'est bon - il y a là-dedans du courage, de l'esprit, de la jeunesse. Verdier a fait un portrait de mademoiselle Garrique, dans le Barbier de Séville. Cela est d'une meilleure facture que le portrait précédent, mais manque de délicatesse. Henri Scheffer Nous n'osons pas supposer, pour l'honneur de M. Henri Scheffer, que le portrait de Sa Majesté ait été fait d'après nature. - Il y a dans l'histoire contemporaine peu de têtes aussi accentuées que celle de Louis-Philippe. - La fatigue et le travail y ont imprimé de belles rides, que l'artiste ne connaît pas. - Nous regrettons qu'il n'y ait pas en France un seul portrait du Roi. - Un seul homme est digne de cette oeuvre: c'est M. Ingres. Tous les portraits de Henri Scheffer sont faits avec la même probité, minutieuse et aveugle; la même conscience, patiente et monotone. Leiendecker En passant devant le portrait de mademoiselle Brohan, nous avons regretté de ne pas voir au Salon un autre portrait, - qui aurait donné au public une idée plus juste de cette charmante actrice, - par M. Ravergie, à qui le portrait de madame Guyon avait fait une place importante parmi les portraitistes. Diaz M. Diaz fait d'habitude de petits tableaux dont la couleur magique surpasse les fantaisies du kaléidoscope. - Cette année, il a envoyé de petits portraits en pied. Un portrait est fait, non seulement de couleur, mais de lignes et de modelé. - C'est l'erreur d'un peintre de genre qui prendra sa revanche. Tableaux de genre Baron A donné les Oies du frère Philippe, un conte de la Fontaine. C'est un prétexte à jolies femmes, à ombrages, et à tons variés quand même. C'est d'un aspect fort attirant, mais c'est le rococo du romantisme. - Il y a là dedans du Couture, un peu du faire de Célestin Nanteuil, beaucoup de tons de Roqueplan et de C. Boulanger. - Réfléchir devant ce tableau combien une peinture excessivement savante et brillante de couleur peut rester froide quand elle manque d'un tempérament particulier. Isabey Un intérieur d'alchimiste Il y a toujours là-dedans des crocodiles, des oiseaux empaillés, de gros livres de maroquin, du feu dans des fourneaux, et un vieux en robe de chambre, - c'est-à-dire une grande quantité de tons divers. C'est ce qui explique la prédilection de certains coloristes pour un sujet si commun. M. Isabey est un vrai coloriste - toujours brillant, - souvent délicat. Ç'a été un des hommes les plus justement heureux du mouvement rénovateur. Lécurieux Salomon de Caus à Bicêtre Nous sommes à un théâtre du boulevard qui s'est mis en frais de littérature; on vient de lever le rideau, tous les acteurs regardent le public. Un seigneur, avec Marion Delorme onduleusement appuyée à son bras, n'écoute pas la complainte du Salomon qui gesticule comme un forcené dans le fond. La mise en scène est bonne; tous les fous sont pittoresques, aimables, et savent parfaitement leur rôle. Nous ne comprenons pas l'effroi de Marion Delorme à l'aspect de ces aimables fous. Ce tableau a un aspect uniforme de café au lait. La couleur en est roussâtre comme un vilain temps plein de poussière. Le dessin, - dessin de vignette et d'illustration. A quoi bon faire de la peinture dite sérieuse, quand on n'est pas coloriste et qu'on n'est pas dessinateur? Mme Céleste Pensotti Le tableau de madame Céleste Pensotti s'appelle Rêverie du soir. Ce tableau, un peu maniéré comme son titre, mais joli comme le nom de l'auteur, est d'un sentiment fort distingué. - Ce sont deux jeunes femmes, l'une appuyée sur l'épaule de l'autre, qui regardent à travers une fenêtre ouverte. - Le vert et le rose, ou plutôt le verdâtre et le rosâtre y sont doucement combinés. Cette jolie composition, malgré ou peut-être à cause de son afféterie naïve d'album romantique, ne nous déplaît pas; - mais cela a une qualité trop oubliée aujourd'hui. C'est élégant, - cela sent bon. Tassaert Un petit tableau de religion presque galante. - La Vierge allaite l'enfant Jésus - sous une couronne de fleurs et de petits amours. L'année passée nous avions déjà remarqué M. Tassaert. Il y a là une bonne couleur, modérément gaie, unie à beaucoup de goût. Leleux Frères Tous leurs tableaux sont très bien faits, très bien peints, et très monotones comme manière et choix de sujets. Lepoitevin Sujets à la Henri Berthoud (voyez le livret). - Tableaux de genre, vrais tableaux de genre trop bien peints. Du reste, tout le monde aujourd'hui peint trop bien. Guillemin M. Guillemin, qui a certainement du mérite dans l'exécution, dépense trop de talent à soutenir une mauvaise cause; - la cause de l'esprit en peinture. - J'entends par là envoyer à l'imprimeur du livret des légendes pour le public du dimanche. Muller M. Muller croit-il plaire au public du samedi en choisissant ses sujets dans Shakespeare et Victor Hugo? - De gros amours Empire sous prétexte de sylphes. - Il ne suffit donc pas d'être coloriste pour avoir du goût. - Sa Fanny est mieux. Duval Lecamus Père "... Sait d'une voix légère Passer du grave au doux, du plaisant au sévère." Duval Lecamus Jules a été imprudent d'aborder un sujet traité déjà par M. Roqueplan. Gigoux M. Gigoux nous a procuré le plaisir de relire dans le livret le récit de la Mort de Manon Lescaut. Le tableau est mauvais; pas de style; mauvaise composition, mauvaise couleur. Il manque de caractère, il manque de son sujet. Quel est ce Des Grieux? je ne le connais pas. Je ne reconnais pas non plus là M. Gigoux, que la faveur publique faisait, il y a quelques années, marcher de pair avec les plus sérieux novateurs. M. Gigoux, l'auteur du Comte de Cominges, de François Ier assistant Léonard de Vinci à ses derniers moments, M. Gigoux du Gil Blas, M. Gigoux est une réputation que chacun a joyeusement soulevée sur ses épaules. Serait-il donc aujourd'hui embarrassé de sa réputation de peintre? Rudolphe Lehmann Ses Italiennes de cette année nous font regretter celles de l'année passée. De la Foulhouze a peint un parc plein de belles dames et d'élégants messieurs, au temps jadis. C'est certainement fort joli, fort élégant, et d'une très bonne couleur. Le paysage est bien composé. Le tout rappelle beaucoup Diaz; mais c'est peut-être plus solide. Pérèse La saison des roses. - C'est un sujet analogue, - une peinture galante et d'un aspect agréable, qui malheureusement fait songer à Wattier, comme Wattier fait songer à Watteau. De Dreux est un peintre de la vie élégante, high life. - Sa Châtelaine est jolie; mais les Anglais font mieux dans le genre paradoxal. - Ses scènes d'animaux sont bien peintes; mais les Anglais sont plus spirituels dans ce genre animal et intime. Mme Calamatta a peint une Femme nue à sa toilette, vue de face, la tête de profil - fond de décoration romaine. L'attitude est belle et bien choisie. En somme, cela est bien fait. Madame Calamatta a fait des progrès. Cela ne manque pas de style, ou plutôt d'une certaine prétention au style. Papety promettait beaucoup, dit-on. Son retour d'Italie fut précédé par des éloges imprudents. Dans une toile énorme, où se voyaient trop clairement les habitudes récentes de l'Académie de peinture, M. Papety avait néanmoins trouvé des poses heureuses et quelques motifs de composition; et malgré sa couleur d'éventail, il y avait tout lieu d'espérer pour l'auteur un avenir sérieux. Depuis lors, il est resté dans la classe secondaire des hommes qui peignent bien et ont des cartons pleins de motifs tout prêts. La couleur de ses deux tableaux (Memphis. - Un assaut) est commune. Du reste, ils sont d'un aspect tout différent, ce qui induit à croire que M. Papety n'a pas encore trouvé sa manière. Adrien Guignet M. Adrien Guignet a certainement du talent; il sait composer et arranger. Mais pourquoi donc ce doute perpétuel? Tantôt Decamps, tantôt Salvator. Cette année, on dirait qu'il a colorié sur papyrus des motifs de sculpture égyptienne ou d'anciennes mosaïques (les Pharaons). Cependant Salvator et Decamps, s'ils faisaient Psammenit ou Pharaon, les feraient à la Salvator et à la Decamps. Pourquoi donc M. Guignet...? Meissonier Trois tableaux: Soldats jouant aux dés - Jeune homme feuilletant un carton - Deux buveurs jouant aux cartes. Autres temps, autres moeurs; autres modes, autres écoles. M. Meissonier nous fait songer malgré nous à M. Martin Drolling. Il y a dans toutes les réputations, même les plus méritées, une foule de petits secrets. - Quand on demandait au célèbre M. X*** ce qu'il avait vu au Salon, il disait n'avoir vu qu'un Meissonier, pour éviter de parler du célèbre M. Y***, qui en disait autant de son côté. Il est donc bon de servir de massue à des rivaux. En somme, M. Meissonier exécute admirablement ses petites figures. C'est un Flamand moins la fantaisie, le charme, la couleur et la naïveté - et la pipe! Jacquand fabrique toujours du Delaroche, vingtième qualité. Roehn Peinture aimable (argot de marchand de tableaux). Rémond Jeune école de dix-huit cent vingt. Henri Scheffer Auprès de Madame Roland allant au supplice, la Charlotte Corday est une oeuvre pleine de témérité. (Voir aux portraits). Hornung "Le plus têtu des trois n'est pas celui qu'on pense." Bard Voir le précédent. Geffroy Voir le précédent. Paysages Corot A la tête de l'école moderne du paysage, se place M. Corot. - Si M. Théodore Rousseau voulait exposer, la suprématie serait douteuse, M. Théodore Rousseau unissant à une naïveté, à une originalité au moins égales, un plus grand charme et une plus grande sûreté d'exécution. - En effet, ce sont la naïveté et l'originalité qui constituent le mérite de M. Corot. - Evidemment cet artiste aime sincèrement la nature, et sait la regarder avec autant d'intelligence que d'amour. - Les qualités par lesquelles il brille sont tellement fortes, - parce qu'elles sont des qualités d'âme et de fond - que l'influence de M. Corot est actuellement visible dans presque toutes les oeuvres des jeunes paysagistes - surtout de quelques-uns qui avaient déjà le bon esprit de l'imiter et de tirer parti de sa manière avant qu'il fût célèbre et sa réputation ne dépassant pas encore le monde des artistes. M. Corot, du fond de sa modestie, a agi sur une foule d'esprits. - Les uns se sont appliqués à choisir dans la nature les motifs, les sites, les couleurs qu'il affectionne, à choyer les mêmes sujets; d'autres ont essayé même de pasticher sa gaucherie. - Or, à propos de cette prétendue gaucherie de M. Corot, il nous semble qu'il y a ici un petit préjugé à relever. - Tous les demi-savants, après avoir consciencieusement admiré un tableau de Corot, et lui avoir loyalement payé leur tribut d'éloges, trouvent que cela pèche par l'exécution, et s'accordent en ceci, que définitivement M. Corot ne sait pas peindre. - Braves gens! qui ignorent d'abord qu'une oeuvre de génie - ou si l'on veut - une oeuvre d'âme - où tout est bien vu, bien observé, bien compris, bien imaginé - est toujours très bien exécutée, quand elle l'est suffisamment - Ensuite - qu'il y a une grande différence entre un morceau fait et un morceau fini - qu'en général ce qui est fait n'est pas fini, et qu'une chose très finie peut n'être pas faite du tout - que la valeur d'une touche spirituelle, importante et bien placée est énorme..., etc..., d'où il suit que M. Corot peint comme les grands maîtres. - Nous n'en voulons d'autre exemple que son tableau de l'année dernière - dont l'impression était encore plus tendre et mélancolique que d'habitude. - Cette verte campagne où était assise une femme jouant du violon - cette nappe de soleil au second plan, éclairant le gazon et le colorant d'une manière différente que le premier, était certainement une audace et une audace très réussie. - M. Corot est tout aussi fort cette année que les précédentes; - mais l'oeil du public a été tellement accoutumé aux morceaux luisants, propres et industrieusement astiqués, qu'on lui fait toujours le même reproche. Ce qui prouve encore la puissance de M. Corot, ne fût-ce que dans le métier, c'est qu'il sait être coloriste avec une gamme de tons peu variée - et qu'il est toujours harmoniste même avec des tons assez crus et assez vifs. - Il compose toujours parfaitement bien. - Ainsi dans Homère et les Bergers, rien n'est inutile, rien n'est à retrancher; pas même les deux petites figures qui s'en vont causant dans le sentier. - Les trois petits bergers avec leur chien sont ravissants, comme ces bouts d'excellents bas-reliefs qu'on retrouve dans certains piédestaux des statues antiques. - Homère ressemble peut-être trop à Bélisaire. - Un autre tableau plein de charme est Daphnis et Chloé - et dont la composition a comme toutes les bonnes compositions - c'est une remarque que nous avons souvent faite - le mérite de l'inattendu. Français est aussi un paysagiste de premier mérite - d'un mérite analogue à Corot, et que nous appellerions volontiers l'amour de la nature - mais c'est déjà moins naïf, plus rusé - cela sent beaucoup plus son peintre - aussi est-ce plus facile à comprendre. - Le soir est d'une belle couleur. Paul Huet Un vieux château sur des rochers. - Est-ce que par hasard M. Paul Huet voudrait modifier sa manière? - Elle était pourtant excellente. Haffner Prodigieusement original - surtout par la couleur. C'est la première fois que nous voyons des tableaux de M. Haffner - nous ignorons donc s'il est paysagiste ou portraitiste de son état - d'autant plus qu'il est excellent dans les deux genres. Troyon fait toujours de beaux et de verdoyants paysages, les fait en coloriste et même en observateur, mais fatigue toujours les yeux par l'aplomb imperturbable de sa manière et le papillotage de ses touches. - On n'aime pas voir un homme si sûr de lui-même. Curzon a peint un site très original appelé les Houblons. - C'est tout simplement un horizon auquel les feuilles et les branchages des premiers plans servent de cadre. - Du reste, M. Curzon a fait aussi un très beau dessin dont nous aurons tout à l'heure occasion de parler. Flers Je vais revoir ma Normandie, C'est le pays... Voilà ce qu'ont chanté longtemps toutes les toiles de M. Flers. - Qu'on ne prenne pas ceci pour une moquerie. - C'est qu'en effet tous ces paysages étaient poétiques, et donnaient l'envie de connaître ces éternelles et grasses verdures qu'ils exprimaient si bien - mais cette année l'application ne serait pas juste, car nous ne croyons pas que M. Flers, soit dans ses dessins, soit dans ses tableaux, ait placé une seule Normandie. - M. Flers est toujours resté un artiste éminent. Wickemberg peint toujours très bien ses Effets d'hiver; mais nous croyons que les bons Flamands dont il semble préoccupé ont une manière plus large. Calame et Diday Pendant longtemps on a cru que c'était le même artiste atteint de dualisme chronique; mais depuis l'on s'est aperçu qu'il affectionnait le nom de Calame les jours qu'il peignait bien... Dauzats Toujours de l'Orient et de l'Algérie - c'est toujours d'une ferme exécution! Frère (Voyez le précédent.) Chacaton en revanche a quitté l'Orient; mais il y a perdu. Loubon fait toujours des paysages d'une couleur assez fine: ses Bergers des Landes sont une heureuse composition. Garnerey Toujours des beffrois et des cathédrales très adroitement peints. Joyant Un palais des papes d'Avignon, et encore une Vue de Venise. - Rien n'est embarrassant comme de rendre compte d'oeuvres que chaque année ramène avec leurs mêmes désespérantes perfections. Borget Toujours des vues indiennes ou chinoises. - Sans doute c'est très bien fait; mais ce sont trop des articles de voyages ou de moeurs; - il y a des gens qui regrettent ce qu'ils n'ont jamais vu, le boulevard du Temple ou les galeries de Bois! - Les tableaux de M. Borget nous font regretter cette Chine où le vent lui-même, dit H. Heine, prend un son comique en passant par les clochettes, - et où la nature et l'homme ne peuvent pas se regarder sans rire. Paul Flandrin Qu'on éteigne les reflets dans une tête pour mieux faire voir le modelé, cela se comprend, surtout quand on s'appelle Ingres. - Mais quel est donc l'extravagant et le fanatique qui s'est avisé le premier d'ingriser la campagne? Blanchard Ceci est autre chose, - c'est plus sérieux, ou moins sérieux, comme on voudra. - C'est un compromis assez adroit entre les purs coloristes et les exagérations précédentes. Lapierre et Lavieille sont deux bons et sérieux élèves de M. Corot. - M. Lapierre a fait aussi tableau de Daphnis et Chloé, qui a bien son mérite. Brascassat Certainement, l'on parle trop de M. Brascassat, qui, homme d'esprit et de talent comme il l'est, ne doit pas ignorer que dans la galerie des Flamands il y a beaucoup de tableaux du même genre, tout aussi faits que les siens, et plus largement peints, - et d'une meilleure couleur. - L'on parle trop aussi de Saint-Jean qui est de l'école de Lyon, le bagne de la peinture, - l'endroit du monde connu où l'on travaille le mieux les infiniment petits. - Nous préférons les fleurs et les fruits de Rubens, et les trouvons plus naturels. - Du reste, le tableau de M. Saint-Jean est d'un fort vilain aspect, - c'est monotonement jaune

DA LITERATURA SOBRE L'ART

A ESCULTURA É UMA ARMA DE DEFESA CONTRA O TEMPO

CONTRA AS DESTRUIÇÕES OU RAVAGES DU TEMPUS

OS ESCULTORES EGÍPCIOS PROCURAVAM SER FIÉIS POR UMA QUESTÃO

DE CONTRATO PARA A VIDA FUTURA

SE O GAJO DA GAMA FOSSE MAL RETRATADO OS DEUSES NÃO O RECONHECIAM

E LÁ IA ELE PRÓS CROC'S

ESCULPIRAM DEUSES QUE PROMETIAM UMA ETERNIDADE FELIX

HERÓIS OU SEJA GAJOS QUE SE DEIXARAM TRUCIDAR PELO BEM COMUM

PODEROSOS COMO OS GAMAS DO ESPÍRITO SANTO

GÉNIOS CU RUPTORES DE LA JEUNESSE DE ATHENAS

E OBVIAMENTE ESCULTURA DE GAJAS E GAJOS NUS

POIS A INDÚSTRIA PORNOGRÁFICA ERA AINDA FRACOTA

MAS À ESCULTURA FALTAVA COR

E POR ISSO PINTAVAM-NAS

E DÃO-LHES MOVIMENTO ...PATHOS

E NO CASO DOS FAUNOS DE POMPEIA

DÃO-LHES CARALHOS MONSTRUOSOS

A INDÚSTRIA DOS APETRECHOS SEXUAIS SEMPRE DEU UNS COBRES


L'ATOME ET L'HISTOIRE - ASSOCIATION SOVIETIQUE DU P.C.FRANÇAIS CONTRES LES RAYONNEMENTS IONISANTS - Souvenirs de l'empire de l'atome by Thierry Smolderen (scénariste), Alexandre Clérisse (dessinateur) 4.2 of 5 stars 4.20 · rating details · 20 ratings · 2 reviews 1953 : Le Monde est entré dans l'âge de l'Atome, mais un homme s'interroge sur la civilisation qui l'entoure. Cet homme, c'est Paul – un écrivain de science fiction qui depuis son enfance vit en contact télépathique avec le héros d'une épopée galactique située dans un lointain futur. Le cas de Paul devient célèbre à la suite d'un article. Gibbon Zelbub, consultant bien connu du Pentagone et de l'industrie américaine, commence alors à s'intéresser à lui. Dans un laboratoire du Vermont, "l'homme qui dialoguait avec le futur" va subir une expérience hypnotique qui lui fera commettre l'irréparable et briser l'honneur de son ami Zarth Arn, héros de l'Empire Galactique... Dans ce roman graphique aussi surprenant que captivant, Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse se plongent avec délectation dans l'imagerie fluide et aérodynamique de la SF de des années 50. Très loin des parodies nostalgiques habituelles, ce récit chatoyant prend cependant la période au sérieux, et s'intéresse aussi bien aux sources du Zorglub de Franquin qu'aux techniques de persuasion utilisées dans les milieux publicitaires et militaires. S'inspirant d'un cas psychologique réel (qui a défrayé la chronique au milieu des années 50), l'intrigue tient à la fois de l'énigme psychiatrique et du space opera. Bel exemple d'un roman graphique contemporain exploitant toutes les possibilités de la forme, Souvenirs de l'Empire de l'Atome OU COMO FABRICAR A SUA BOMBA ATÓMICA SEM FAZER MUITA FORÇA A RECEITA CONSISTE EM DOSEAR AS PROPORÇÕES DE U235 FÍSSIL NO U238 PARA INICIAR THE CHAIN REACTION

A MASSA FÍSSIL REQUERE NEUTRÕES EM FUGA

EM QUANTIDADE INFERIOR AOS PRODUZIDOS

DE MODO A EXPOR A MAIOR PARTE DA MASSA AO PROCESSO DE FISSÃO

UMA BOA BOMBA REPARTE A MASSA CRÍTICA EM DUAS OU VÁRIAS FRACÇÕES

UMA MÁ REBENTA LOGO

A GEOMETRIA E AS DIMENSÕES DAS MASSAS DITAS SUB-CRÍTICAS

IMPEDEM A FISSÃO ESPONTÂNEA PELO IMPACTO FORTUITO

DE ALGUNS NEUTRÕES NA JIHAD ATÓMICA

A BOMBA TEM SEMPRE UM RENDIMENTO INFERIOR AO TEÓRICO

A MAIOR PARTE DA MASSA DE URÂNIO PERMANECE INALTERADA

PULVERIZADA PELO EFEITO EXPLOSIVO

ANTES DE SER ATINGIDA PELOS NEUTRÕES

NUMA DEZENA DE QUILOS DE MATÉRIA FÍSSIL

APENAS CERCA DE UM QUILO SOFRE A REACÇÃO

A ENERGIA LIBERTADA ATINGE APENAS 2% DA ENERGIA TEÓRICA

MAS MESMO ASSIS OU ASSAD DÁ CABO DELES

UM BOM CORPO FÍSSIL É O PLUTÓNIO

EM GRAU MENOS PODE-SE USAR O TÓRIO 232

QUE ORIGINA U 233 BICHA DA GAMA TÃO FÍSSIL

COMO O U 235

dimecres, 30 de juliol de 2014

O caçador matou uma ariranha. Depois de uma légua de viagem, abicamos acima de Itupanema. É uma corredeira perigosa. A correnteza é violenta e infinidade de pontas rócheas tornam a transposição bem difícil. Duas ilhas a dividem em três partes. À direita há um verdadeiro salto, do qual se elevam vapores como em Avanhandava, bem que menos espessos. O canal da esquerda é a única passagem. É preciso que todos saltem n’água para empurrarem as canoas completamente livres de peso e que vão sendo arrastadas pelas pedras. Uma monção que subia para Cuiabá achou, há oito anos, em uma das ilhas desta cachoeira, uma preta que aí vivera sozinha mais de seis meses. Fora escrava com seu marido em Camapuã.

Havendo fugido, desceram o rio Pardo, subiram o Paraná e o Tietê até esse ponto. 

Como não tinham pressa, empregaram ano e meio na viagem, mantendo-se de caça e pesca. 
Pararam nessa ilha, construíram um rancho e aí viveram felizes perto de seis meses. 

O marido, num belo dia afogou-se ao passar o rio, e naquele deserto ficou a mulher ainda quase um ano até a chegada dessa expedição que a levou para Camapuã 
e a entregou de novo aos seus senhores.

Ela nunca vira índios e da onça tão-somente ouvira os urros.
Depois do jantar, fui passear até abaixo da cachoeira onde parte da tripulação tinha já arrumado o grosso da bagagem e preparado o pouso.
 

Quando lá cheguei, fiquei surpreendido de encontrar um homem muito barbado, com um grande chapéu preto à cabeça, espada à cinta, um saco de pele em bandoleira, espingarda e botas altas de couro de cervo. 

A princípio cuidei que fosse algum morador daqueles matos, mas caí em mim quando vi os companheiros que traziam remadores e quatro canoas. 
Era o Capitão Sabino que vinha de Cuiabá e dirigia-se para Porto Feliz. 
Com ele iam um tenente-coronel, um padre e um tenente, além de 32 pedestres da companhia de 500 praças que o Governo
 mantém em Cuiabá para o serviço fluvial. 
Em Porto Feliz devia ele tomar artilharia, pólvora, ferro, sal
e outros objetos destinados à fazenda pública na capital de Mato Grosso.
DIA 26. Partiu o Sabino. Seu modo de navegar era muito diverso
do que empregávamos, pois subia contracorrente. Com boa tripulação,
tinha em cada canoa, além dos remadores da proa, quatro homens que
manejavam varas de 20 a 25 pés de comprido. 

Eles corriam para a proa,
deixavam
cair a vara ao fundo e, apoiando na extremidade, davam impulso
aos barcos. 

Quando a vara ficava muito inclinada, seguravam a ponta com
ambas as mãos e, fazendo
ponto no peito e peso com todo corpo, iam da
proa à popa com passo cadencial, voltando para recomeçarem esse penoso trabalho em que consomem o dia todo.
Dia 27. Passagem da cachoeira de Mato Seco e da de Ondas


1º de agosto. Fomos passar a noite acima da cachoeira Aracanguavaçu.
De manhã matou-se junto a uma lagoa uma anhuma, pássaro
raro e notável, como disse atrás, pela excrescência córnea fina, e de três e
meia polegadas de comprido, que lhe nasce da cabeça. Tem também no
encontro das asas dois esporões que, como armas defensivas,
podem causar
ferimentos graves. 

A plumagem é branca e preta, sarapintada na cabeça,
preta e parda ao redor dos olhos, escura no resto do corpo, com exceção da barriga, que é branca. 

O íris é alaranjado. 
Mataram-se também
duas sucuris ainda pequenas.

Fazem ainda um tecido quadrado de
pé e meio a dois de lado e que prendem por duas extremidades a um pau para
servir de ventarola e com ela afugentarem
os temíveis pernilongos. Só à noite
o deixam: tal é a importunação daqueles teimosos e sanguissedentos insetos!
Todo o comércio dos guatós consiste em trocar com os brasileiros
peles de onças ou canoas por facas, machados,
zagaias e outras ferragens
ou então por peças de pano de que fazem calças para si e saias para as
mulheres.
A tribo é pouco numerosa. Não a calculo em mais de 300 almas.
Ouvi muito falar numa taba de guatós, assente na baía de Guaíva e
que contém mais de 2.000 selvagens muito bravos inimigos de qualquer
contacto com brancos, embora em nada malfeitores, e tão arredios que,
segundo contam, não fraternizam com os que víramos em São Lourenço,
por causa do comércio a que se entregam com os brasileiros.


 O Sr. Cônsul propôs ao guató irem juntos até Cuiabá e num
ápice a família, acedendo ao convite, embarcou-se, não deixando em terra
senão a palhoça. Tudo coube na canoinha
que não tinha mais de 18 polegadas
de largo sobre 14 a 15 pés de comprido. Como todos os de sua tribo,
era este hábil em caçar e pescar, de modo que nos trouxe a mesa sempre
farta de aves e peixes.
Quinze dias depois de nossa chegada à capital, o Sr. Cônsul despediu-
os, presenteando-os com facas, machados, anzóis e outros objetos
de grande estimação entre aquela gente. Estas dádivas, porém, lhes foram
funestas. Excitaram
a cobiça de dois guanás que moravam no porto de
Cuiabá e que, depois da partida, seguindo-os numa canoinha,
foram atacálos
à falsa fé e os mataram a todos, homem,
mulher e criancinhas, atirando
os cadáveres à água para que as piranhas os devorassem.

 Levantou-se toda a tribo; plantou seus arcos e flechas ao
longo do rio e foi esperar a canoa, que não tardou a navegar naquelas águas.
Intimaram então ao comandante que não furtasse os homicidas à legítima
vingança, ameaçando, em caso de recusa, arrebatá-los à força e tornarem-se
inimigos dos brasileiros. Esse comandante,
que não passava de sargento, não
tendo talvez armas
suficientes e vendo a inferioridade de suas forças contraposta
à firmeza e resolução dos guatós, entregou os dois miseráveis que,
apesar de se prostrarem de joelhos pedindo misericórdia, foram num instante
feitos em postas.
Cortaram as cabeças e as fincaram à beira do rio em paus
com pedaços de pele, expostas às vistas dos guatós

Rebocam-se por fora as habitações com tabatinga, que lhes dá
extrema alvura: entretanto muitas há, principalmente
nos arredores, que
conservam a cor sombria da taipa de que são feitas, bem como todos os
muros e cercados.
Não há uma só casa que tenha chaminé: a cozinha faz-se no
jardim debaixo de um telheiro.
O edifício em que estão o presidente e a intendência chama-se
palácio: é térreo; as janelas, únicas na cidade, têm caixilhos com vidros.
Há uma cadeia, em cujo sobrado trabalha a câmara municipal;
um quartel para a tropa, uma casa da moeda e quatro igrejas: a de Bom
Jesus que é a catedral, sem nada exteriormente que a recomende, a de Nossa
Senhora do Bom Despacho, a de Nosso Senhor dos Passos, e a da Boa
Morte, além de uma capela consagrada a Nossa Senhora do Rosário.
Outra capela fica no Hospital da Misericórdia, edifício não concluído
e onde mora o bispo. Para os morféticos há uma casa


Na casa da moeda bate-se somente o cobre que é mandado
do
Rio de Janeiro e ao qual se dá valor duplo do que tem no resto do Império.
Há também uma fundição para pôr em barras o ouro.
O único passeio que tem a cidade é o caminho de meio quarto
de légua de extensão que vai ter ao porto. Aí só se vêem 15 ou 20 casas,
algumas canoas, guanás, caburés, negros e mulatos.
Quando chove, as crianças entretêm-se em procurar ouro no meio
das ruas, porque nos regos d’água que se formam descobrem sempre algumas
palhetas. Por toda a parte
anda-se aqui por cima dele; nas ruas, nas casas que
não são ladrilhadas, nos jardins, não há polegada de terra que deixe de o conter.
O pescador na sua choupana pisa o precioso metal; metade de um dia,porém, de trabalho em buscar arrancá-lo do solo lhe traz menos vantagemque a pesca de um único pacu. 

É contudo o objeto de extração que os habitantes
conseguem. 

Os diamantes se acham no Quilombo, distante 14 léguas
e daí a 30 no distrito Diamantino.
Estes dois artigos, ouro e diamantes,
constituem a riqueza da província; nada mais se exporta a não ser diminuta
porção de açúcar e de tecidos de algodão, com destino ao Pará.Limita-se a indústria à exploração de minas e ao fabrico
de peças
de algodão grosso de que se veste a gente pobre. 

Faz-se aguardente de
cana de superior qualidade.
É a principal bebida do país, bem que esteja
também em uso o vinho, cuja procura é limitada em razão do alto preço.
Cada garrafa custa com efeito de 1$200 a 1$800, o que faz com que sejam motivos de luxo e ostentação franqueá-las aos convivas por ocasião de festas
de casamento
ou batizados.
Assisti às bodas de um homem apatacado, nas quais se beberam
200 garrafas de vinho, o que representa uma despesa de mais de 200$000 (1.250 francos). 

Quase igual quantidade consumiu-se num batizado. 
Os casos de embriaguez
não são raros.Cria-se muito gado vacum que por toda a parte encontra
excelentes
pastos; também a carne de vaca em Cuiabá
é suculenta; há muitos
porcos cuja banha serve para o preparo da comida; galinhas em abundância
e tão baratas
que por 400 réis (50 soldos) pode-se as ter à mesa do almoço,
jantar e ceia; carneiros e cabras, estes em menor quantidade, etc.
Não há falta de cavalos; a qualidade, porém, é inferior.
Parte
deles vem dos guaicurus. 

As bestas são mandadas
de São Paulo. 

Em viagem,
é de uso servirem os bois mansos de animal de carga.
Não se acha ouro em porção que dê algum lucro, senão
nos arredores da cidade ou a algumas léguas de distância.
Se, porém, se empregassem
os meios de que usa a companhia inglesa em Minas Gerais,
cavar-se-ia melhor a terra, achando-se ainda tesouros imensos. Hoje o dia
de trabalho de um preto não rende mais de 300 a 400 réis, salvo o caso de
algum achado feliz.Em seguida, depois de repetida esta operação, põe
ele certa quantidade na beira de uma espécie de alguidar de pau chamado
bateia e com um pouco d’água
imprime ao todo um movimento circular,
de modo que de cada vez o monte de terra seja lambido pela água. Se houver
ouro, as menores partículas depositam-se logo no fundo.
Costumes dos Habitantes de Cuiabá A população não passa de 6.000 habitantes, a de toda a província
de 30.000, sem contar os índios mansos e muito
menos os bravios.
Entretanto pelo conhecimento mais ou menos exato dos aldeamentos de
uns e hordas dos outros,
creio que seu número não chegará a 6 ou 7 mil
almas, de modo que numa zona muito maior que toda a França não há
mais de 37.000 habitantes.
Tão pouca população provém de que não há 125 anos que Cuiabá
foi descoberta e todos quantos procuraram estas terras atraídos só pela
posse do ouro, uma vez conseguido
esse fim, trataram de se ir embora para
gozarem das riquezas ganhas em país mais civilizado. Os que se deixavam
ficar, ricos em pouco tempo e no meio de solidões,
só cuidaram em satisfazer O......CARALHO Entregaram-se a grosseiros prazeres e viveram com amásias,
não se lhes dando de formar famílias e educar os filhos, quando os tinham,
nos sãos princípios da religião e da moral.
As mesmas causas ainda hoje persistem em Cuiabá, embora se
manifeste salutar tendência para a modificação.
Os casamentos ainda são
pouco freqüentes. Geralmente só se casam os homens já maduros que buscam
uma companheira
para os tempos da velhice. Os mais vivem amancebados
e nem se limitam a isso, entretendo intrigas amorosas
com pessoas....E OUTROS BICHOS


O rio é farto de pescado, sobretudo de junho até fins de dezembro.
Então é o alimento principal do povo. 

Pescam-se muitos pacus,
dourados, piracanjubas, piaus, piracachiaras,
jiripocas, palmitos, cabeçudos,
corimbatás, peixe-
rei, etc. É tanto o peixe que os bois, cavalos e pretos ou
guanás vão curvados ao seu peso vendê-los pela cidade.
De todos é o pacu o mais gordo e mais abundante, bem que não
seja o mais delicado; sabe, contudo, bem ao paladar e a quantidade é tal
que fornece a combustível com que se iluminam todas as casas. Acontece
até que os pescadores
atiram fora grandes montes, quando não querem
nem mesmo dar-se ao trabalho de extraírem o azeite.

Moço de alto porte, robusto, mas não tão bem feito como o
primeiro. Figura feroz, acompanhada dos traços comuns à sua raça; cabelos
espessos. Traz em lugar de coroa um adereço de penas amarelas e
vermelhas, e por trás deste uma auréola formada de três fieiras de penas em
arcos concêntricos, dispostas a modo de raios. A primeira
fieira é de penas
pardacentas, a segunda de penas azuis, e a terceira de brancas.
Tem como todos os bororos o membro oculto dentro de um
cartuchinho de folha de palmeira e preso pela pele do prepúcio


a estrutura da propriedade fundiáRIA Évora , 6 7 % da superfície MAIS DE 25 0 hectares ; propriedades de 1000 hectares ocupavam 1 8 % ultrapassavam 5000 hectares Setúbal , a concentração da propriedade era ainda mais acentuada , pois mais de 70 % propriedade com mais de 20 0 hectares . Casa Palmela , mais de 5000 hectares ; Abel Pereira da Fonseca , aproximadamente 5000 hectares ; duque do Cadaval , 7000 ha ; Casa Agrícola de Portugal , 1 3 000 hectares ; herdade da Composta , 1 5 000 hectares ; os grandes domínios de Rio Frio , Palma e Casa das Lezírias , cuja s superfície s atingiam 1 6 000 ha , 1 7 000 Ha e mais . Portalegre , no prolongamento nordeste da planície alentejana , marquês de Fronteira , provavelmente a miais vasta da região , estendia-se por mais de 10000 hectares.... Do Tartuffe de Molière ao Tartufo de Manuel de Sousa (1768) e ao de Castilho (1870): achegas para o conceito de traduçao em Portugal nos séculos XVIII e XIX A. Ferreira de Brito Esta citaçao de um escritor francés do século XVIII exprime o pensar comum dos tradutores dos Séculos XVIII e XIX, que, no fundo, segue o modelo da traduçao interpretativa, por oposiçao àlinguistica ou literal. E muito antiga a questáo e foi já levantada por Cicero que afirmou ter traduzido Esquilo e Demóstenes de modo livre: «Nec converti ut interpres, sed ut orator». Madame Dacier que passara a vida a traduzir a Illíada e a Odisseia partilhava também em meados do século XVIII a teoria da traduçao recriativa: Par ses traits hardis, mais toujours vrais, elle devient non seulement la fidèle copie de son original, mais un second original même, ce qui ne peut être exécuté que par un génie solide, noble et fécond.4 Nos séculos XVII e XVIII, a traduçao era sempre urna «bela infiel» obedecendo ao apelo a urna recriaçao original, em que a copia nao fosse esteticamente inferior ao seu modelo Afirma Mendes Leal que urna traduçao inconscienciosa tem valor identico ao de um original inconsciente.10 Nao basta, segundo ele, urna traduçao linguistica que leve à reproduçao de estruturas frásicas idénticas. Pode urna traduçao revestir-se de rigor terminologico e nao fazer passar a mensagem, sobretudo quando se trata de teatro. Cada lingua, ainda quando pertence ao mesmo ramo histórico, tem a sua idiossincrasia. E por isso que Mendes Leal, a propòsito do Tartufo de Castilho, distingue «tradutor sem instruçao» e «tradutor sem talento» -dois males a evitar. O seu conceito de traduçao é diferente. Concebe-a como urna «transfusao» que implica simultaneamente um trabalho linguistico apurado e urna fina captaçao do espirito da obra. Na falta de urna terminologia mais rigorosa, que hoje a tradutologia fornece, Mendes Leal avança outros conceitos que opera neste seu discurso crítico. Sao eles o de «transferencia» e de «transplan taçao»: Nao há falta de respeito, antes verdadeira prova dele, em fazer integralmente compreender a composiçao transferida. Toda a peça de teatro ganha em ser nacionalizada, em vez de servilmente vertida. Ganha porque fica em tudo mais acessível a todos. (10) Mas a «nacionalizaçao» nao se poderá limitar a uma simples actualizaçao das didascálias que enumeram as personagens e determinam o lugar e/ou o tempo da acçao. A «nacionalizaçao» terá de ser feita ao nivel da linguagem e dos costumes. E este trabalho de transplan taçao será tanto mais profundo e necessário quanto se trate de comedias como a do Tartuffe. É incontestável que sao mais universais e menos variáveis de país para país as causas do choro do que as causas do riso. Estas últimas assumem especificidades em cada cultura diferente. O Traité des causes physiques et morales du Rire relativement à L'Art de l'l'exciter^ publicado em 1768, rigorosamente no mesmo ano em que é publicada a traduçao de Manuel de Sousa O Tartufo ou O Hipócrita, procura responder à pergunta horaciana «Quid rides?» e patenteia enormes dificuldades em determinar o principio universal do riso. A definiçao clássica de que o homem é um animal ridículo (que ri e que faz rir) parece confirmar que o riso é um próprio do homem, mas nao explicita a sua origem. O riso é o efeito de um estado psicológico que provoca a convulsao física de certos órgáos. Resultará ele como, pretende Aristóteles, de uma disformidade dolorosa? Será consequência de uma surpresa inesperada? Ou o resultado da admiraçao e espanto? Será uma resposta orgánica a uma torpeza moral? Ou o resultado do amor próprio excitado? Ou uma válvula da loucura? O mesmo tratado acima referido estabelece uma tipologia matizada das várias especies de riso e inventaria os ingredientes que o provocam ao nivel do discurso dramático. Mas, seja quai for a causa física e ou moral do riso, o facto é que os mecanismos que o provocam mudam de língua para língua e de cultura para cultura, excluindo à partida a hipótese de uma traduçao linear. É o que sustenta com clarividencia Mendes Leal:Exige sobretudo a comédia este modo de transplan taçao, pois que justamente os costumes constituem uma parte considerável do 11. Louis Poinsinet de Sivry, Traité das causes physiques et morales du Rire relativement à TArt de l'exciter, Amsterdam, chez Marc Michel Rey, 1768. seu dominio. Os vicios, as paixóes, os sentimentos apenas diferem acidentalmente nos diversos povos: pertencem à humanidade. Os ridículos, esses dependem dos usos peculiares de cada na^áo, e mal podem ser entendidos nao sendo competentemente aplicados. Sem essa modificalo fica mutilada urna das faces do autor cómico.

Pelo que
Alexandre de Gusmáo se viu obrigado a transformar o casal aristócrata falido
dos Sotenville (de ressonâncias cómicas evidentes na lingua francesa)
em Morgados de Bestiáes. Igualmente converteu a campagne vaga e generalizados
de Molière em Provincia do Minho com marcaçao linguistica e sociológica
que facilmente induzia o riso dos espectadores da capital. De
maior infidelidade podemos, contudo, classificar a transformaçao do seu
protagonista George Dandin, camponês adinheirado, em Buterbac, homem
de negógios flamengo, agora na pele de um «marido confundido»,
passe o eufemismo.
Tout homme qui croit savoir deux langues se croit en état de traduire;
mais savoir deux langues assez bien pour traduire de Tune à l'autre, ce serait être en état d'en saisir tous les rapports, d'en sentir
toutes les finesses, d'en apprécier tous les équivalents; et cela même
ne suffit pas: il faut avoir acquis par l'habitude de la facilité de
plier à son gré celle dans laquelle on écrit; il faut avoir le don de
l'enrichir soi-même, en créant, au besoin des tours et des expressions
nouvelles; il faut avoir surtout une sagacité, une force, une
chaleur de conception presque égale à celle du génie dont on se
pénètre, pour ne faire qu'un avec lui
Personne n'a reçu de la Nature plus de talents
que Monsieur de Molière pour jouer
tout le genre Humain.
A traduçao de George Dandin, de Molière, levada a cena no Teatro do
Bairro Alto, em 1737, da autoria do afrancesado Alexandre de Gusmáo,
representando urna viragem de gosto teatral na corte joanina e marcando
em Portugal um vasto movimento de traduçoes das principáis línguas europeias,
suscita, à partida, todas as grandes questóes teóricas que se levantaram
na época à complexa arte de traduzir e sobretudo de traduzir comédias.
Essa traduçao feita pelo Secretário de D. Joáo V é exemplo consumado do
entendimento que se tinha dessa actividade tao velha como as literaturas
escritas. Apesar do tema do cocuage, de efeitos cómicos similares ñas poéticas
cómicas do Ocidente, o tradutor compreendeu que, sendo idénticos os
mecanismos indutores do trágico, variam espantosamente de país para país
e de cultura para cultura os ingredientes indutores do cómico.

Cantigas de escárnio e mal-dizer do Marquês de Pombal ou a crónica da Viradeira / [ed. lit] Ferreira de Brito
AUTOR(ES): 
Brito, Ferreira de, 1938


 princípios de economia política - Carqueja tempos houve que havia quem comprasse isto por 5 contos 
e apesar de aparecerem a 50 centimes dans les marchées aux puces 

inda há quem os queira vender a 50 euros ...

A evolução económica de Portugal dos séculos XII a XV.

História económica de Portugal, Volume 1

Capa

Ocupação científica das colónias portuguesas: o que há feito--o que há a fazer : conferência

Capa


A ideia voa através de todos os obstáculos, vence todas as distâncias; é arrastada, como semente, de cérebro para cérebro” (p.11), 
diz o autor, para se referir àquilo que a liberdade de imprensa significa: um direito acessível a todos porque o conhecimento deve ser acessível a todos que queiram agarrá-lo. “Pretender cortar essa soberba corrente equivale a perverter as leis da Natureza”, acusa Bento Carqueja (p.12)
Seguidamente, autor defende, a partir de comparações com factos similares ocorridos em Franca desde 1660, que qualquer medida de repressão sobre a liberdade de imprensa é inútil, já que esta vence sempre (pp. 12-13). De facto, segundo Carqueja, o Governo impunha todo o tipo de restrições para impedir a liberdade de expressão: atraía, com largas quantias de dinheiro, os jornalistas para que se pusessem do seu lado; recusava a autorização da publicação de jornais só porque não eram de “confiança”, etc. (p.13).
O autor enumera a censura, a prisão, a multa, entre outros métodos, como instrumentos descabidos “dos carrascos políticos” para fomentar “o empenho em asfixiar a opinião” (p.14), para evitarem a difusão da verdade.

Sendo assim, o autor diz que “convém estabelecer (…) os princípios da responsabilidade penal (…) e civil em matéria de delitos cometidos por via da Imprensa” (p.16). Do seu ponto de vista, poderiam ser impostas penalidades (dever penal) e indemnizações (dever civil) para reparar os prejuízos decorrentes do abuso de liberdade de imprensa. Só em situações extremas, prossegue Bento Carqueja, seriam admissíveis medidas repressivas, e somente na condição de intervir o júri ou de, em casos particularmente graves, o tribunal correccional.
Bento Carqueja transcreve as palavras de outro intelectual, Jules Simon, acerca da lei de 1890, a qual substituía o júri por um sistema de tribunais colectivos: “substituir os jurados por juízes (…) é assegurar a repressão. (…) O juiz é inimigo do jornal processado, porque é seu propósito defender o Governo (…).” (pp. 17-18).
Por outro lado, Bento Carqueja salienta que os “modernos pensadores” admitiam também um regime em que, ao acusado, deveria ser conferido o direito de recusar jurados.
O autor escreve: “Se um Governo merece o apoio do país, a liberdade de Imprensa consagrar-lhe-á esse apoio; se mantém o poder contrariamente à opinião pública, é verdadeiro usurpador e, nesse caso, o bem publico exige que se substitua.” (p.19)

dimarts, 29 de juliol de 2014

TEORICAMENTE E DADO TEMPO TODOS OS SATÉLITES ACABAM POR ....LIMITE DE ROCHE - SE UM SATÉLITE SE APROXIMA DE SU PRIMÁRIO MAIS DO QUE 2,44 X O RAIO O RAIO MESMO DU PRIMÁRIO DENTRO DESSA DISTÂNCIA CRÍTICA AS FORÇAS DE MARÉ COMEÇAM A FRAGMENTÁ-LO ....ISTO LEVANTA UMA QUESTÃO SE TANTO O PRIMÁRIO COMO O SEU SATÉLITE FOREM GIGANTES GASOSOS HIPOTETICAMENTE SERIA COMO TIRAR A CAPA GASOSA A UMA LARANJA GIGANTE? OU UM NÚCLEO DE HIDROGÉNIO "METÁLICO " A ALTÍSSIMA PRESSÃO IMPLODIRIA? NO CASO DE IMPLOSÃO E DADA UMA MASSA QUASI STELAR PARA ESSAS DUAS HIPOTÉTICAS CRIATURAS DUM SISTEMA SOLAR INEXISTENTE PODERIAM OCORRER FENÓMENOS SUB-CRÍTICOS DURANTE O PROCESSO? FRICÇÃO DAS MARÉS Physics of the Sun: Volume II: The Solar Atmosphere Eclipsing Binaries

Our considerations about the sizes of stars are fortunately substantiated by data of quite an independent sort. Little exact information  may be obtained from single stars, but double stars that occur as eclipsing binary systems provide a wealth of facts. Two stars move about  each other in elliptical orbits whose orientation with respect to the ob-  server is such that an eclipse will occur when one passes in front of the  other. 
The inclination of the orbit and the radii of the stars determine  whether the eclipse will be partial, annular, or total.   The observational <lata arc a light-curve which shows the variation  of the brightness of the system as a function of time, and occasionally  mca.-uremctits of the velocity of one or both of the components in the  line of sight.
From the light-curve it is possible to derive the relative  radii of the stare in terms of the size of the orbit. 
If the velocity of  the star is known from spectroscopic measurements of radial velocity,  the circumference follows at once from the period. With the size of the  orbit given in kilometers, the radii of the stars can be computed immediately. 
 determined the diameter of Aurigae in 1911.   
analysis of the light-curve gives (he inclination i of the plane of  the orbit to the line of sight. The spectroscopic measurements give  «i sin i, the semi-major axis a t of the orbit of the brighter star multi-  plied by the sine of the inclination. If both spectra are visible we find  (<ii + a 2 ) sin ?'. A combination of the photometric and spectroscopic  data therefore yields a and the period P. The sum of the masses then  may be found from Kepler's third law     mi + m = /)2 amounts to .4 magnitudes then the star is actually brighter than would  be judged from its apparent magnitude and distance. Therefore,   M = m + 5 — 5 log r - A (6)   The absolute visual magnitude of the sun is +4.7, which means it  would be nicely visible to the eye on a clear night at a distance of  10 parsecs. The intrinsically faintest known star, the companion to  1JD + 4° 4048, discovered by van Biesbroeck, has an absolute magni-  tude of +19; it is a million times fainter than the sun. The brightest  star, S Doradus, is of the order of 500,000 times as brilliant as the sun.  Most of the stars in a volume of space in our part of the galaxy are fainter  than the sun, while most of those viable to the eye are actually brighter,  since brighter stars are visible at greater distances than fainter ones.   4. Spectra of the Stars   Surface temperatures of the stars, their chemical coinposiiions, and  their velocities in the line of sight may be deduced from a study of their  spectra. The majority of stars show a continuous spectrum upon which  are superposed the dark Fraunhofer absorption lines.   Despite the vast range in the luminosities of the stars, the spectra  of all but a few may be grouped into a small number of spectral classes,  which form a continuous sequence. The order of the Harvard spectral  sequence is p jy   O—B—A—F—G—K—M The apparent magnitudes of distant stars are often affected by the  absorption of light in the interstellar medium. If this absorption   * The choice of ,40 stars is unfortunate because the energy distribution in their  spectra deviates appreciably torn that of a black body. They include many mt nnw-  callv bright stars which are situated at great distances and are often reddened by  space absorption. Also the Harvard visual magnitudes are n.homogeneous It  would iiave been better to have used the Potsdam Generalkalalog, probably tie best  catalog of visual magnitudes that has been made. Today such measures can beet be  made with the photocell. The magnitude of a star depends on its color and the wave length  sensitivity of the device used to observe it.f The various light-measur-  ing devices employed by astronomers differ in their response to light of  different colors. The eye is most sensitive to the green and relatively  insensitive to the violet and deep red, Ordinary photographic emul-  sions which are most sensitive from the blue down to the ultraviolet  limit of transmission of the atmosphere are used to determine photo-  grapkic magnitudes. Orlhoehmmatic plates used in conjunction with  yellow filters have a color sensitivity roughly similar to that of the eye.  Magnitudes determined with such a combination are designated as  pliolovisual f» magnitudes. Red- or infrared-sensitive plates can be  employed with appropriate filters to determine red and infrared mag-  nitudes. „   Among the most sensitive photoelectric cells is the RCA type it ~i  multiplier phototube that employs an antimony-caesium surface. The  sensitivity falls off to the red side of X4000 and approaches zero around  X6200. Photocells using a "caesium-oxide on silver" surface are em-  ployed for photoelectric photometry in the red and infrared.   I„ the infrared where photographic plates are insensitive or unusable,  the thermocouple and lead-sulfide cells are employed. The former is  .sensitive to all parts of the spectrum. In the region of 1 to 3 microns  however, the lead-sulfide photoconductive cell is about one hundred  times us sensitive as the best thermocouple.   Both photographic and visual magnitude systems are widely used.  The /.ero-puinl of the two systems is so adjusted by convention that the  mean photographic magnitudes of certain white stars of spectral class  A0 (see Sec. 4) between 5.5 and 6.5 shall equal the mean Harvard   * The zero-point of the magnitude scale has been set by general agreement among   "* t'ftT^ampU., Ud.nondson's re<i variable, UN Monoccrotis, has a photographic  magnitude of 14, n phoiovisual magnitude of around 'J, and a pholored magnitude of  about 7.5.     ASTROPHYSICS     ■i'h. l     visual magnitudes for these stars. The procedure is not tree from ob-  jections.*   We define (he difference between toe photographic and visual mag-  nitude of a star as the color index, viz. :   C.I. = IBpU — OTvU   Red stars arc fainter photographically than visually. Thus UN Mono-  cerotis has a color index of about 5 magnitudes. The color indices of  blue stars are negative but never by nunc than a few tenths of a magni-  tude. .   For many problems we need a number which characterizes the total  amount of energy received from the star, at. a point just outside the  earth's atmosphere. We call this quantity the apparent botmnetric mag-  nitude. The magnitude measured by the eye, photographic, plate, pho-  toelectric cell, or thermocouple must be corrected for the fact that the  detector may not be sensitive to all wave lengths, and for the absorption  in the earth's atmosphere. These corrections are called bolometric cor-  rections. (See Chapter 6.)   The apparent brightness of the star as measured by the observer  can be converted to its intrinsic luminosity only when the distance of  the star is known. We define as its absolute magnitude, Af , the mag-  nitude the star would have if placed at a distance of 10 parsecs. Let m  be the apparent, M the absolute magnitude, and r the. distance of the  star in parsecs. Let ( refer to the amount of light received from the  star at its true distance, and L to that which would be received at  the standard distance r„ of 10 parseCs. 1. Scope of Astrophysical Problems   Astronomy differs from its sister physical sciences in that the phe-  nomena with which it deals cannot be handled by the experimental  method. Stars, planets, and nebulae arc known only through the radi-  ation they emit, adsorb, or reflect. Much of this radiation cannot be  observed. For example, the earth's atmosphere cuts out all light of  wave length shorter than 2.9 X 10" s cm (2900 angstrom units, written  as X2900). In the infrared much radiation is obstructed by water vapor.  Furthermore, we can observe only the outermost layers of a star. The  interior lies concealed from view; conditions there may be inferred only  with the aid of universal physical laws. The stara tell us what they  please; skilled interpretation of more or less slender clues leads to further  knowledge. The problem is to apply known physical laws to the inter-  pretation of the observational data. Thus we may learn the structure,  temperature, and composition of stellar atmospheres, the state of stellar  interiors, and the conditions prevailing in the gaseous nebulae and in  the interstellar medium.   Let us first review the observational data: The positions of the stars  and nebulae may be measured upon the celestial sphere with a high  order of precision.   The apparent brightnesses of stars and nebulae can be measured with  various light-delecting devices such as the eye, photographic plate, or  photoelectric cell. To be able to convert apparent luminosity to true  luminosity, one must know the distance of the star or the nebula. Visual  double stars of established distances and orbital periods are the source  of most of our knowledge of stellar masses. Radii anil densities may be  found for the components of eclipsing binaries.   The physical nature and chemical compositions of stellar atmospheres  may be deduced from their continuous and dark-line spectra.   Much more detailed information may be obtained for the sun. Direct  photographs show granules, spots, and taeniae. Spcetraheliograms show  floeeuli, Bares, and prominences. (See Fig. 1.) The structure of the  inner corona may be studied with the eoronagraph.   The gaseous and diffuse nebulae present special problems of observa-  tion and interpretation. Here the significant data arc often the surface   3     ASTROPHYSICS     [Ch. t     brightnesses and (he angular dimensions, II is possible to measure the  size and luminosity of the planetary nebula in each of its characteristic  emissions; while slit-spcetrographic observations give the internal mo-  tions.   The presence of unorganized material in the galaxy is revealed by its  effect on the light of distant stars; "stationary" lines often appear in  the spectra of these stars and their light is often reddened.   Radio-frequency static from the sun and Milky Way has recently  been observed. This new technique has already given important data  on the outer envelope of the sun, and on the physical stale of the inter-  stellar medium.   Among the questions which astrophysics seeks to answer are: What  are the densities, temperatures, and compositions of stellar atmospheres':'  How are they constructed? Are the atmospheric strata in balance with  gravity like those of the earth, or do such atmospheres consist of jets  and filaments hurled from the depths of the star, the whole atmosphere  resembling a vast fountain of heated gases?   The sun poses many additional problems, such as that of the origin  of the sunspots. How are we to explain the shapes and motions of  prominences? What causes the high excitation of the corona? 
What  is the origin of the solar cycle of 11.5 years?   
The gaseous nebulae derive their luminosities from enclosed or nearby  stars. What arc their densities, temperatures, compositions, and total  masses?   
Are the interstellar obscuring clouds composed of dust, droplets, or  huge chunks of ice, metals, or silicates? 
Was the debris  scattered between the stars originally expelled 
the  stuff from which the stars are made?   
These are but a few of the questions that might be asked. We shall  see that some of them can he answered in a fairly satisfactory manner —  to others we can supply but the crudest conjectures. The interpret ai ion  of the observational data of modern astrophysics requires knowledge of  almosl all branches of physics, from aerodynamics to nuclear transfor-  mations. 
A I the top of our list we place the theory of the absorption  and emission of radiation. We must, become familiar with definitions  of flux, intensity, and energy density as well as such topics as Kirchhoff' s, Planck's, Wicn's. and the Stefan-Boltzmaini law. 
Furthermore, since we are dealing with heated gases we need to apply the kinetic theory of gases.  
 In some respects stellar atmospheres are close to thermal equilibrium  the state of affairs that would prevail in a box whose walls were kept  at constant temperature. 
This situation may lie studied with the aid  of the ionization and dissociation equations  

THE SUN EXTENDS THE OUTER BOUNDARY FAR OUTWARDS 

A DENSIDADE FALLS CONTINUAMENTE DESDE O CENTRO ATÉ À SUPERFÍCIE 

AND OUT THROUGH THE PLANETARY SYSTEM TO MERGE BEYOND 

INTO THAT OF INTERSTELLAR SPACE 

IN A SENSE THE  EARTH IS IMMERSED IN THE SUN'S OUTER ATMOSPHERE

IN A SENSE A FORÇA DE MARÉ DO SOL PODERIA ESMAGAR UM CORPO 

PLANETÁRIO QUE ESTIVESSE A UNS MILHÕES DE QUILÓMETROS DE DISTÂNCIA 

2,44 VEZES O RAIO SOLAR 

A FRICÇÃO DA MARÉ TENDERIA A RETARDAR UM CORPO NÃO SÓ NA SUA 

ROTAÇÃO COMO O CAMPO GRAVITACIONAL SOLAR O.......

SURFACE É O QUE CHAMAMOS À PHOTOSPHERE

covering not only. solar physics but also relevant areas of astrophysics and solar-terrestrial relations. In proved necessary to divide the chapters into three separate volumes that cover three different aspects of solar physics. Volumes I and III are concerned with "The Solar Interior" and with 
"Astrophysics and Solar-Terrestrial Relations."  
volume, II devoted 
to "The Solar Atmosphere," covers not only the chromosphere and corona but also the principal phenomena usually referred to as "solar activity."

A NOÇÃO DE TEMPO E DE ESPAÇO NÃO EXISTE INICIALMENTE NA FILOSOFIA GREGA NÃO HÁ NOÇÃO DO ESPAÇO EM SI MAS APENAS DO LUGAR PARA OS OBJECTOS ...O ESPAÇO PURO, ISTO É ISENTO DE OBJECTOS E O TEMPO PURO AUSÊNCIA DE OBJECTOS E SENSAÇÕES SÃO ABSTRACÇÕES LENTAMENTE ELABORADAS NA GRÉCIA DITA JÓNICA NO SÉCULO VI ANTES DO CHRISTUS HISTÓRIA DA FÍSICA - 1924 - NOÇÃO OBJECTIVA DE TEMPO ...TEMPO PSICOLÓGICO OU VIVIDO

CONSCIÊNCIA DE UMA SÉRIE LINEAR DE PERCEPÇÕES SENSORIAIS

E DE UMA ORDEM NESSAS PERCEPÇÕES (MEMÓRIA )

OU COMO DIZIA MAX PLANCK PLUNK FLUNK

A TEORIA DOS QUANTA UM DIA DESTES VAI PEGAR

AS GRANDES IDEIAS CIENTÍFICAS OU RELIGIOSAS OU POLÍTICAS, NO FUNDO, NO

FUNDO POUCA DIFERENÇA FAZ

NÃO COSTUMAM CONQUISTAR O MUNDO PELA ADESÃO DOS SEUS ADVERSÁRIOS

QUE POUCO A POUCO ACREDITAM NELAS E AS ADOPTAM

MAS PELA MORTE DOS SEUS ADVERSÁRIOS COMO TODO O BOM PROFETA

SABE....DE RESTO SE O PROFETA APRESSAR A MORTE DOS SEUS ADVERSÁRIOS

A SUA TEORIA É ACEITE MAIS DEPRESSA


É RARO UM SAUL TORNAR-SE NUM PAULO DA META-TARSO....RELIGIOSO AHN

RESUMINDO : TODO O HOMEM É UM PRODUTO DE SEU TEMPO (DO SÊ TEMPUS )

O QUE ACONTECE É OS ADVERSÁRIOS BATEREM AS BOTAS  E A GERAÇÃO

OU GERAÇÕES SEGUINTES EDUCAREM-SE IN SU CLIMA OU CLIMAX OU

NOUTRA MÁXIMA QUALQUER

QUEM COMANDA OU QUEM FAZ A LAVAGEM CEREBRAL A LA JEUNESSE

COMANDARÁ O FUTURO

ASSI LÊ-SE EM PLUTARCO QUE CLEANTO O ESTÓICO ACHAVA QUE ERA SACRÍLEGO

OU UMA PROFANAÇÃO SACRÍLEGA DESLOCAR O CENTRO DO MUNDO

O ONPHALOS OU UMBIGO DO MUNDO ONDE O ORÁCULO DE DELPHOS

ORACULAVA 

dilluns, 28 de juliol de 2014

LIVROS QUE SÃO DETESTÁVEIS E ABORRECIDOS DE LER MAS CHEIOS DE CONCEITOS - VALIS - MUITAS PESSOAS VÃO À CHINA PARA CUIDADOS MÉDICOS....SÃO MUITO BARATOS UMA GRANDE OPERAÇÃO PODE CUSTAR APENAS 30 DÓLARES (PREÇOS DE 1981...)VALIS is the first book in Philip K. Dick's incomparable final trio of novels (the others being are The Divine Invasion and The Transmigration of Timothy Archer). This disorienting and bleakly funny work is about a schizophrenic hero named Horselover Fat; the hidden mysteries of Gnostic Christianity; and reality as revealed through a pink laser. VALIS is a theological detective story, in which God is both a missing person and the perpetrator of the ultimate crime.VAST ACTIVE LIVING INTELLIGENCE SYSTEM VALIS É UM HOMME DE DIEUX - ENTHOUSIASMOS - ENTUSIASMO SER POSSUÍDO POR DEUS ....NO CASO DE VASCO DA GAMA SER POSSUÍDO POR MARX OU ESTALINE OU MAO-TSÉ-TUNG OU ZEDONG UM DESSES....UM LABIRINTO NO QUAL A SAÍDA MUDAVA CONSTANTEMENTE ....SOU O QUE SOU, FAÇO O QUE FAÇO UM UNIVERSO MORAL.....O QUE HÁ DE ERRADO NO UNIVERSO É O SOFRIMENTO INDEVIDO E PERDA ( OU SEJA O AUTOR VÊ COMO UM VALOR A PERMANÊNCIA A IMUTABILIDADE OU MESMO A IMORTALIDADE DAS COUSAS E DOS SERES O QUE O UNIVERSO NA SUA TRANSFORMAÇÃO CONTÍNUA LHE NEGA ....E O LATIM ....SED PER SPIRITUM SANCTUM DICO, HAEC VERITAS EST ...MIHI CREDE ET MECUM IN AETERNITATE (ESCREVI AETERMINATE ....IN 1981 OU 1982) VIVEBIS FALO EM NOME DO ESPÍRITO SANTO E DO SEU BANCO, ASSIM É ...CRÊ EM MIM E VIVERÁS COMIGO NA ETERNIDADE i can recall i enjoyed being horselover fat talking to friends about pre-socratics and gnosticism, death and life, coincidence and fate, about miracles in pink lights, and magical-pseudo david bowie, the man who fell to earth OR ON EARTH ,,,O K É KINDRED ...INCRÍVEL around the experiences of one Horselover Fat, aka Philip K. Dick, who is shot by God, aka an ancient satellite orbiting Earth, with a beam of pure reason in the form of a pink laser which causes him to slip in time between 1970s California and ancient Rome. But this really doesn't do justice to the weirdness and occasional startling insight of the novel. Theologically, Valis reads a little like Gnosticism for Dummies but that's not necessarily a bad thing, since Gnosticism for Serious People probably would involve lengthy passages in Greek, Latin, Aramaic, and various fiendishly elaborate codes developed by secretive monks with too much time on their hands. At the end of the day though, what makes this book interesting isn't it's theology or even its plot, but as a portrayal of one man's struggle with the possibility of having an immediate encounter with God So if you want to get inside the mind of PDK, VALIS is a close as you can safely get unless you are a real masochist and would prefer his unadulterated ramblings on his personal religious, hallucinatory, and visionary experiences in Feb/Mar 1974 (which he called “2-3-74”). They weigh in at a hefty 8,000 hand-written pages, which Pamela Jackson and Jonathan Lethem have somehow wrestled down to a “slim” 944 pages in The Exegesis of Philip K. Dick. So for those who might consider VALIS a bit incoherent and confusing, I would say, “NO, THIS IS THE CLIFF NOTES VERSION!” Let’s be upfront about VALIS. This is not really a SF book, nor is it a traditional narrative at all. This book is a brutally honest, oftentimes darkly humorous, painful exploration of PKD trying to come to grips with some bizarre religious/hallucinatory experiences he had after getting impacted wisdom teeth removed and was given sodium pentothal.

 O IMPÉRIO É INSANO E IMPÕE A SUA INSANIDADE

SOBRE NÓS....

JONESTOWN A MORTE PELO DEUS LOUCO
 GUIANA 1980

SUICÍDIO COLECTIVO COM ASSISTÊNCIA DIVINA 

900 MORTOS AUTO-ETNOCÍDIO COMUNAL 

(UM CONJUNTO DE DEUSES DEFEITUOSOS - MINI O PARAPLÉGICO)

APESAR DO SOFRIMENTO ELE NÃO TINHA MALÍCIA PARA COM O MUNDO


PORQUE ESTÁ O MEU GATO MORTO?

PORQUE ERA ESTÚPIDO 

ANIMAIS INTELECTUAIS VIVEM MAIS ....

FOI O GATO QUE CORREU PARA DEBAIXO DO CARRO

E NÃO O CONTRÁRIO

ENTÃO PORQUE DEUS NÃO FEZ 

O MEU GATO ESPERTO?

SE A ESTUPIDEZ MATA PORQUE É QUE O VASCO 

CONTINUA VIVO?

A SOCIEDADE RHIPIDON TEM AS SUAS REUNIÕES 

NUM BAR ...É A MISSÃO QUE TEMOS 

SENTARMO-NOS NUM BAR E BEBER

POR CERTO QUE ISSO SALVARÁ O MUNDO

E DE QUALQUER MODO PORQUÊ SALVÁ-LO

AURORA BOREALIS ....O ESPLENDOR DOS ESCUDOS 

DAS VALQUÍRIAS ...SEGUNDO AS TRIBOS DE GERMANS

ENTÃO O VERDADEIRO NOME DAS RELIGIÕES É

MORTE

MATARAM JESUS ASCLÉPIOS OS CÁTAROS

PORQUE FOI QUE O GATO MORREU  ?

RESPOSTA DO GRANDE JUIZ

DIABOS ME LEVEM SE SEI

NÃO HÁ RESPOSTAS, SOMOS TODOS ANIMAIS 

A QUERER  ATRAVESSAR A RUA E QUALQUER COISA

A MEIO DO CAMINHO E QUE NÓS NÃO VEMOS 

ACABA CONNOSCO

DE METZ FEZ A TRAVESSIA PARA A ALEMANHA 

OCIDENTAL ONDE O DÓLAR NÃO VALE NADA

KRATER - UM VASO GREGO ALGUNS COM A DUPLA 

HÉLICE DESENHADA - JULIANO O APÓSTATA

RENUNCIOU AO CRISTIANISMO CONSIDERAVA

ASKLEPIOS COMO UM DEUS 

PODE SER O CÁLICE DAS SERPENTES ENTRELAÇADAS

O SÍMBOLO DO ADN...

Ärkemagikern Ged får höra att trollkarlarna i Enlad börjat glömma sina kunskaper, att orden inte längre har sin rätta betydelse. En ond makt råder i världen, själva livet verkar vara utan mening. Tillsammans med prins Arren ger han sig ut för att söka ondskans källa och för alltid stänga den orätta vägen mellan liv och död. Det kan leda till världens undergång, eller bli räddningen för Övärldens folk. Är ärkemagikerns krafter tillräckliga för att slutgiltigt besegra ondskan? THE FARTHEST SHORE - O OUTRO LADO DO MUNDO .....O SOL DE MARÇO BRILHAVA POR ENTRE AS FOLHAS JOVENS DE FREIXO YOUNG LEAVES....INDICA UMA CONVERGÊNCIA PRIMAVERIL ENTRE DOIS MUNDOS O DA NARRADORA E O DO LEITOR ....FREIXO FRAXINUS E ULMEIRO ULMUS SPP VEIOS DE MUSGO MUITO VERDE ENCHIAM AS FENDAS DO PAVIMENTO...CLIMA HÚMIDO É TODO UM CONJUNTO DE PORMENORES BASTANTE CHATOS QUE DÃO UM AR DE REALIDADE À FICÇÃO DE URSULA KROEGER LE GUIN EARTHSEA TRILOGY - TRILOGIA DE TERRAMAR - TUDO É O MESMO, TUDO É CINZENTO O MAR ARFAVA LEVEMENTE SUAVEMENTE LENTAMENTE TODA A TRADUÇÃO É UMA ARTE .....OS BRAÇOS DA BAÍA...My problem is tough to pinch. I wasn't a fan of Arren/Lebannen. He wasn't the usually insufferable "apprentice" that drives me up the wall. He was a Prince giving his loyalty to Ged because of his love for the Archmage (a love with definite homosexual overtones, which would usually be a big bonus for me). He was capable. He was steadfast. He was flawed. All things I appreciated. But I just couldn't and didn't like him. I found myself wanting him to go away. I've been struggling to answer why, but I think writing all this out has given me the answer. I didn't like him because he was a partner for Ged. I wanted Ged to be alone. I wanted solitary Ged. I wanted Ged searching Earthsea as Sparrowhawk on Lookfar without any interference or companionship. Sharing his journey with another from the outset took something away from Ged, and it muddied my relationship with The Farthest Shore...DE FACTO NUNCA PERCEBI PORQUE ESCREVI TANTAS LINHAS SOBRE UM LIVRO QUE LI AOS 12 ANOS E DETESTEI E ANOS DEPOIS EM PORTUGUÊS GOSTEI INDA MENOS MAS SÃO OS CONCEITOS AS IDEIAS OU COMO DIRIA A BICHÉFALA BIFRONTE OS CLICHÉS

SÓ SEGOY QUE DISSE A PRIMEIRA PALAVRA LEVANTANDO AS ILHAS

DO FUNDO DO MAR CONHECIA TODOS OS NOMES

A MITOLOGIA DA PALAVRA COMO FORMA DE PODER

A AVE DESCEU NUM TURBILHÃO DE PENAS

SOPRADAS PELO VENTO

OS TRONCOS DE ALGUMAS ERAM VASTOS 

É UMA ESCRITA COM CINÉTICA COM IMAGENS MENTAIS CLARAS

O QUE É O MAL?

UMA TEIA QUE OS HOMENS TECEM

E ADORMECEU NA LUZ DO SOL SALPICADA PELAS FOLHAS ( DEBAIXO DA TREE)

FILHO DO MITO HERDEIRO DE SONHOS

QUE ERAM RICOS NAS COISAS DO MUNDO

É MESMO UMA PROSA MEDIEVALÓIDE NAS SUAS EXPRESSÕES

O PÉ CALÇADO DO FERRO DO BORDÃO

NEGAR O PASSADO É NEGAR O FUTURO

SE AS RAÍZES NÃO SÃO PROFUNDAS A COPA NÃO SE MANTÉM

AS CONTAS DE MARFIM QUE SERVIAM DE MOEDA NAS TERRAS INTERIORES

ELES NÃO FAZEM, SÃO

OS DESERTOS INFINITOS DO DELÍRIO E DO PESADELO

O EQUILÍBRIO DO TODO DEPENDE DE CADA ACTO

UMA MITOLOGIA DE DESEQUILÍBRIO GLOBAL POR UMA ACÇÃO....A DE GED...

QUANDO SE LEVANTA UMA PEDRA A TERRA FICA MAIS LEVE, A MÃO MAIS PESADA

ONDE ELA É ATIRADA, ONDE BATE OU CAI O UNIVERSO É MUDADO

UMA HISTÓRIA COM HISTÓRIAS DENTRO É BÍBLICA

SOBRE UM RAPAZ CUJO MESTRE ERA UMA PEDRA

- QUE APRENDEU ELE?

A NÃO FAZER PERGUNTAS

A DISCIPLINA É O CANAL EM QUE OS NOSSOS ACTOS CORREM  




diumenge, 27 de juliol de 2014

SIMBIOGÉNESE - ORIGEM DE ORGANISMOS PELA COMBINAÇÃO OU ASSOCIAÇÃO DE DOIS OU MAIS SERES ATRAVÉS DE PROCESSOS SIMBIÓTICOS NENHUM ORGANISMO É UMA ILHA LÍQUENES, ESFINGES, GRIFOS, HARPIAS, CENTAUROS E EUCARIOTAS. FAUNOS, SÁTIROS , SEREIAS, QUERUBINS, ANJOS, SERAFINS E VEGETAIS Todos são quimeras, seres múltiplos e compostos. TODA A VIDA É UM PUZZLE e repertoire of virulence determinants and consequently are able to produce a more comPETITIVE O desenvolvimento de uma heresia, a mitocôndria um simbiota. Paul Potiers vai defender que todos os organismos, com excepção das bactérias, são constituídos pela associação de dois tipos seres vivos. Toda a célula contêm um parceiro bacteriano, indispensável para efectuar as sínteses orgânicas. Desafia a doutrina da assepsia, defendendo que os micróbios são necessários à vida de animais e humanos. Demonstra a presença de micróbios em tecidos saudáveis. Associa as simbioses bacterianas com a produção de vitaminas, “All Living beings, all animals from Amoeba to Man, all plants from Cryptogams to Dicotyledons are constituted by association, the “emboîtement” of two different beings. Each living cell contains in its protoplasm formations which histologists designate by the name of “mitochondria.” These organeles are for me, nothing other than symbiotic bacteria, which I call” symbiotes.” Paul Portier, 1918 in in SAPP, Jan, Evolution By Association A History of Simbiosis, Ed Oxford University Press, New York,1994, p. 76. Nos anos 20, Wallin defende a ideia que as mitocôndrias poderiam ser bactérias. Cunha o termo mitocôndria a partir do grego mito (μιτος)= filamento e kondrion (κουδριον) = grão. Na sua obra Symbioticism and Origin of Species propõe a simbiose bacteriana como geradora de novos tecidos e órgãos. http://www.medecine.unige.ch/enseignement/dnaftb/concept_30/con30bio.html, Maio de 2010 SAPP, Jann, Microbial Phylogeny and Evolution, Oxford University Press, New York, 2005 Escreve uma série de nove artigos explicando as suas teorias e as suas experiências, afirmando num desses artigos que tinha a prova que as mitocôndrias eram bactérias, ele podia-as cultivar fora da célula. Toda a comunidade científica acredita que as suas mitocôndrias não são mais que contaminações, o que vem a verificar-se realidade. A informação genética de noventa e cinco por cento das proteínas necessárias à sobrevivência destes organitos foram transferidas para o núcleo. Ivan Wallin proposed in 1927 that bacteria might represent the fundamental cause of the origin of species, and that the creation of a species may occur via endosymbiosis. THE EUCARYOTIC CELLS ARE A CO-EVOLVED MICROBIAL COMMUNITY A PROVA? MITOCÔNDRIAS FUNDEM-SE DIVIDEM-SE REPRODUZEM-SE


single cell  found in Texas, USA
8 x 7 mm
Pseudoschwagerina uddeni

de todas as antiguidades do fyjm da Lufitama, em folha , por Jorge Cardoso, Advogado de Lamego , e feita no reynado delRey D. SebaStião. Corografia do reyno do algarve, por da Ordem dos Eremitas de Santo Agoftinho, em 1577. mesoopotamia de Portugal, ou Hisloria da Provincia de Entre Douro e Minho, dous volumes em folha, por Antonio de Araujo de Azevedo , era 168o Luiz Serrão Pimentel, em folha. Arte Je Navegar, pelo Cosmografo mòr Manoel Pimentel, em folha. Engenheiro Portuguez pelo Engenheiro môr, e Brigadeiro, Manoel de Azevedo Fortes, dous volumes, em quarto


GEOGRAFIA

HISTÓRICA
DE
TODOS
OS
ESTADOS
SOBERANOS

Capa
DE EUROPA

SECÇ\M
I.
Das
medidas
do
Tempo.
SECÇAM
II.
Di
V4rias
medidas
MecanicAs.
SECÇAM
Com
as
mudanças,
que
houve
nos
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Domínios
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TRATADOS
DE
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RASTAD,
BADEN,

da
QuadRuplA
Alliança
de
Hannovcr,

Genealogias
das
Calas
reyoantes,
e
outras
tnuy
cfincipacs.
D
EDIL
A'
SACRA,
REAL,
AUGUSTA
MAGESTADE
DELREY
D JOÃO O V.
NOSSO
SENHOR.
composta
PoR
D-LUIZ
CAETANO
DE
LIMA
Clérigo Regular,
EXAMINADOR DAS
três ordens militares,
Académico da Academia Real
da
HiSTORIA PortugESa,
TOMO
PRIMEIRO,
Em
que
trata
de
Portugal.
LISBOA
OCCIDENTAL»
Na
Officina
dc
JOSEPH
ANTONIO
DA
SYLVA,
Impreffor
da
Academia
Real
______
Com todas as licenças neceffarlas NECESSÁRIAS

dissabte, 26 de juliol de 2014

Lopo escreveo, e quando ferido notou o que havia de escrever, e nós os deffensores da cidade do Porto gastamos os annos, os mezes, os dias e as horas em miseraveis politicas e os nossos vindouros ficarão sem saber o que fizemos pela liberdade do nosso País....e como achasse morto seu irmao mais velho Ruy Lopes Coutinho, entrou na heranca de seus maiores. Foi recebido com benevolas expressoes por el-rei D. Joao III, que, attendendo aos seus merecimentos, o nomeou governador do Castello da Mina, onde mostrou o seu zelo e desinteresse, antepondo a ambicao da honra ao ouro...Diogo de Sousa Coutinho: Frei Jorge de Jesus, eremita de Santo Agostinho: Joao Rodrigues Coutinho, governador da Mina, e Angola, que morreu no descobrimento das Ilhas de Cambebe, pelo qual Ihe estava promettido o titulo de marquez: Gongalo Vaz Coutinho, de quern em seu logar se fez larga memoria: Manuel de Sousa Coutinho, que, deixando a ordem militar de Malta, abracou a dos Pregadores com o nome de Frei Luiz de Sousa, para eterno brazao desta esclarecida familia: André de Sousa Coutinho cavalleiro da ordem de Malta; Fr. Lopo de Sousa Coutinho religioso eremita augustiniano onde foi provincial : e D. Anna de Noronha religiosa dominica no convento das Donas de Santarem. Foi profundamente versado na lingua latina, letras humanas e antiguidades historicas. Da poesia soube OS preceitos, da mathematica as demonstracoes, da filosofia as experiencias. Com a gravidade do aspecto conciliava universal respeito, e ate elrey no semblante, e nas palavras quando Ihe fallava, dava manifestos indicios da distinção com que devia ser tratado tao grande vassalo....Das quaes alguns movidos de bom zelo escreveram este famoso cerco de Diu, cujos tratados e volumes, se vem hoje por toda a christandade. Mas como a tal escriptura fosse feita por diversas informações vae toda a materia destroncada, desvairada em os successos, e os nomes ignorados d'aquelles esforcados cavalieiros, que aii com seus despedacados corpos ganharam nao serem tratados com tal descuido.

26 de JANEIRO DE 1530 JUNTAM-SE CATORZE GALEÕES
TODOS GRANDES ET SEIS NAOS (NAUS) DESASETE 
17 GALÉS E GALEOTAS, HUA GALEAÇA 
2 CARAVELAS ET CETO
ET DOZE FUSTAS, BERGANTIS, CATURES 300 VELAS
A GENTE QUE HIA NESTA ARMADA ERÃO 3000 
PORTUGUESES E 3000 MALABARES E DOUS MIL
CANARINS FRECHEIROS 
E ESPINGARDEIROS 
1º CERCO DE DIO A 25 DE JULHO 1538
KHOJÁ COFAR ALBANÊS.....COM 400 DE CAVALO E DOUS
MIL DE PÉ E NURKON 
COM 5000 DE CAVALO E DEZ MIL
DE PÉ...
A FORTALEZA DE DIU OU DE SÃO TOMÉ CONCLUÍDA 
EM FEVEREIRO DE 1536 (ESTAVA NOVA POR ESTREAR)
80 PEÇAS ENTRE ESPERAS, MEIAS-ESPERAS, FALCÕES
E ÁGUIAS ...NOVE BASILISCOS DEITANDO PELOUROS
DE 96 ATÉ 105 ARRÁTEIS DE FERRO COADO 
E UM QUARTÃO ASSAZ TEMEROSO
 
 
 
entre a gente de guerra faz muito alvoroco, todos
 trabalhavam de ir ataviados conformeas suas 
ufanias. Uns d'estes faziam bandeiras e estandartes 
de suas tencoes, outros de seus receios, e mui certas 
desventuras que o negocio advinhava. 
Foi sabido este grande apparato por Melique Tocam, que 
ao presente era senhor de Diu, 
e começou-se a repairar por todas as partes em que o temor 
o despertava, e a juntar as municoes e gente que, 
para contra taes inimigos, convinha. 
O governador achou tantos tempos contrarios 
em sua viagem, e juntamente 
por algumas escalas que foi fazendo, que assim gastou 
todo o mez de Janeiro até chegar a uma ilha que 
está sete leguas.de Diu, chamada Beth, mui pequena 
na quantidade, e muito mais ignota em nome até 
daquelle tempo; mas d'ahi por diante muito conhecida, 
pela fieldade e esforco de seu capitao e gente* 
Em esta ilha estava um turco, capitao d'el-rei de 
Cambaia, que' por seu mandado aguardava; o qual 
teria comsigo 
ate dois mil homens de differentes linguagens. 
Arreceiando-se já a vinda d'esta armada 
portugueza, havia em ella uma povoacao cercada de 
muro, que assim occupava todo o piano que em o alto 
da ilha se fazia. 
Ao qual o governador Nuno da Cunha mandou dizer 
que se entregassem todos juntamente com o logar, 
senao que os combateria, e mataria d'espada. 
Ao que o turco respondeu que se espantava 
de um principe tao poderoso persuadir a 
nenhum capitao (ainda que alheio) 
cousa tao feia e injusta, como era, 
por temor da morte, entregar as 
bandeiras e confianca de seu senhor
 
 Foi-se para Bisnaga com alguma mercadoria, e como 
sabia Bem a lingua, e sua audacia era infinita, veiu 
el-rei de Bisnaga, que € É gentio, a ter alguma noticia 
d'elle, e a Ihe dar entrada em sua casa. 
Nao perdeu 
elle este favor, porque logo idolatrou seus idolos, e 
louvou seus ritos e gentilidades. 
Veiu por esta via 
e pela sua sagacidade e estrella a ser um dos principaes
 na privanca; mas como em elle houvesse sobeja cubiÇa 
e maldade, nao a poude tanto encobrir 
e dissimular que mui em breve nao fosse conhecido. 
E assim por este vicio (que de todos  aborrecido e 
prasmado, de poucos deixado) como por o verem 
em muita privanca, sendo estrangeiro era mui inemistado 
de outros privados que se haviam por acanhados d'elle,
 pelas quaes cousas, em o dia que 
mais valeu, se viu cavalgado em um pobre rocim e 
caminhar para a forca,
 (porque este e o costume da 
justica em este reino), e sendo ao pe d'ella, de seus 
proprios inimigos foi pedido a el-rei; e sendo solto 
se tornou para Goa, e d'aqui se passou para Ormuz, 
e em pouco tempo todas as cousas do reino 
se faziam por suas maos, de maneira que veiu a ter 
muito dinheiro e valia. 
 
Estando a seu pesar em seguro.....DEU À COSTA.... 

DOS CERCOS DE DIO PER AMOR DE DIO....E NO FIM DO LIVRO OS PORTUGUESES PERDEM 40 GAJOS E OS PALESTINIANOS PERDEM 3000 ....


O 2º cerco de Dio A 18 DE ABRIL DESTE 

PRESENTE ANO DE 546 ENTRÃO 5 MIL 

HOMENS DE GUERRA

RUMES, ARABIOS, NEBYS, 

QUATROCENTOS ESPINGARDEIROS

E 20 MIL HOMENS PARA SERVIÇO DE 

ARRAYAL E O LÍNGOA (TRADUTOR)

QUE ERA UM BRÂMANE 

500 HOMENS OS MAIS DELES SOLDADOS

DE PRESÍDIO, DE 5 REDUTOS SOLDADOS 

 CULUGLIS DESPEJAVAM 

VASTOS PILOUROS DEITARAM 

OS MOUROS HUM QUARTÃO, QUE 

DEITAVA UM PILOUROS DE OUTO

 PALMOS DE RODA

A 27 DE JULHO UMA MINA

 DESTRÓI O BALUARTE DE SÃO JOÃO

ONDE OS TURCOS TINHAM ATRAÍDO

COM ATAQUES....

MORTOS 11 PORTUGUESES

OS SOCORROS CHEGAM EM AGOSTO

200 MORTOS A FAMA DOS FIRINGUIS 

TORNA-SE GLOBAL

A 17 DE OUTUBRO 2000 HOMENS DO

SOCORRO PARTEM DE GOA

A 11 DE NOVEMBRO DE 1546

MIL E QUINHENTOS PORTUGAS 

ARREMETEM 

DUAS VINTENAS DE MORTOS

OS MOUROS PERDEM 3000 HOMENS 

E 40 PEÇAS 

HÁ TAMBÉM 300 FERIDOS NAS FILEIRAS

Capa

divendres, 25 de juliol de 2014

André Dias, na sua passagem rápida, confusa, sobre as paginas da Historia d'uma epocha de obscurantismo e de tyrannia, brilha como um relâmpago e ensombra como uma nuvem. O seu nome com que os historiadores gritam ao narrarem um acto de vingança contra as torpezas da corte portugueza, estala como um látego nos ilhaes desses verdugos coroados e tonsurados, que desgraçaram a nossa terra. A vida do moço clérigo constitue o episodio, que melhor determinou aquelle arranco que levantou a Inquisição em Portugal. Tudo quanto fez a espionagem salariada. e aquella que, por devoção, sacrificou tanta fé, e tanta ingenuidade — tudo que a politica de Castella e a traça dominicana inventaram e realisaram a ferro e fogo, para o estabelecimento do terrível tribunal religioso — tudo quanto o fanatismo da gentalha e o ódio da nobreza praticaram pelas cidades, villas e aldêas, para destruir a liberdade de consciência e a manifestação do pensamento — tudo isso que calumniava e perseguia — violação de segredos, deslustres de confessionário, corrupção de testemunhas, espoliações e confiscos — des- membramentos de famílias, execuções na polé e no fogo, raptos e sequestros, aleives e torpezas — tudo isso teve, num momento da vida de André Dias, a sua grande synthese, na força do seu punhal e na serenidade beatifica da sua morte ! Consola o nosso animo, irritado na contemplação de tantas vergonhas nacionaes, a invocação desse nome, que apenas ennegrece um pedaço insignificante das Chronicas, de Acenheiro, e das Memorias da Ajuda. André Dias representa a vindicta popular d'aquella porção de fracos e desprotegidos, que nem tinha a imbecilidade brutal da canalha, nem a astúcia tvrannica da nobreza e do clero d aquelles santos tempos. Elle foi um symbolo dessa reacção, que teve o presentimento do Santo Officio, e que, servindo-se da compaixão pelos conversos e da critica dos reformadores, gemeram sob os pés dos grandes e poderosos, gemendo e chorando, e sempre á espera do momento em que poderiam morder quem tanto os affligia. Foi, graças a esses espíritos indómitos, incorruptíveis, a quem nem o temor, nem a cubica submetteram. que na Historia foi salva a honra dessas gerações enxovalhadas e perseguidas. Se inventariarmos todos esses episódios trágicos que salpicaram de sangue hereje e christão a terra portugueza, em Lisboa. Olivença, Campo Maior, Loulé, Gouveia, Villa Verde e Évora, que, antes do estabelecimento da Inquisição, organisaram devassas e accenderam fogueiras, havemos de descobrir como provocação definitiva ao pérfido soberano, que fingia respeitar a tolerância manuelina, e como gérmen de revoita constante e latente, durante três séculos, o acto de justiça praticado por André Dias e pelo seu companheiro Diogo Vaz. Não inventamos esta personagem, cujo nome e cujos feitos não chegaram jamais aos compêndios da Historia para o ensino popular.

Pena é que as Chronicas não digam o bastante d'esse padre
 que surgiu á luz da Historia no momento 
em que castigou um dos maiores 
bandidos do século XVI e que depressa se extinguiu sobre as taboas 
dum patíbulo. 

Vemol-o, apenas de relance, já de braço armado, olhar fusilante, em 
correria pelo paiz, até as linhas fronteiriças — sereno como um juiz, 
implacável como um algoz ! 

Não lhe conhecemos o berço; e sabemos apenas 
que não teve sepultura. . . 
Voaram-lhe pelo espaço as cinzas do habito e do coração. 

E, por isso, não poderemos completar-lhe a biographia ? 

Quem possue trecho tão importante d'uma existência, 
e em que se revela uma estatura moral e physica, 
porque não ha de completal-a, estudando-a na sua origem ? 

O caracter moral dum homem pode deduzir-se inteiro dum facto, 
como se pode, com um osso apenas, reconstruir 
o esqueleto d'uma espécie extincta. 
 
 André era ainda muito creança quando em Portugal 
se declarou a perseguição violenta contra os judeus. 

Seu pae fora um dos officiaes mechanicos. ou dos homens ricos,
 poupados á emigração violenta pela provisão de Muge
Para utilisar a tolerância interesseira de D. João II, 
com alguns mil crusados das suas economias, o judeu André 
conseguiu viver em Portugal 
com o ódio do povo, e com a licença do rei. 

O casamento de D. Manoel, isto é, a escriptura ante-nupcial de 1497, 
em que a mão da princeza D. Isabel era trocada pela perseguição dos fo- 
ragidos de Castella, annunciou-lhe terríveis provações. 

Já havia judeus escravos, por não terem pago o imposto de residência ; 
havia judeus convertidos e judeus intransigentes, 
que respondiam á provisão de D. Manoel preferindo o desterro ao baptismo . . 

O pae de André, que vivia na província, mal vio as disposições do 
throno, reunio mulher, filhos e instrumentos de trabalho, e cuidou na sua 
partida. 

A provisão era contraria á tolerância estabelecida para judeus não 
escravos e não convertidos, mas, emfim, concedia dez mezes para que 
esses desgraçados deixassem as terras de Portugal. 

D. Manoel, com certeza por influencia do seu conselho, mostrara-se 
mesmo em taes providencias mais generoso que D. João II — 
não ameaçava com o confisco de bens, 
garantia a cobrança do que aos perseguidos 
devessem os christãos, e facilitava-lhes transportes e quanto mais fosse 
necessário para a execução do mandado real. 

O judeu André preferio acceitar todos esses favores a violentar a sua 
fé, submettendo-se ao baptismo christão. 
Sua mulher foi do mesmo parecer. 
O filho e Martha, agarraram-se aos joelhos do pae e, a chorar, 
responderam que não queriam deixal'o. 

André liquidou a sua casa, escolheu paradeiro em terras dAfrica, e 
repellio a catechese com que o perseguiram os miseráveis 
correlegionarios que não tinham outro recurso além da apostasia. 

O desterro era o espectro medonho que apavorava a gente hebrêa. 
Os judeus miseráveis contavam uns aos outros, que a sua miséria os poria
À mercê da caridade otlicial, e que essa caridade deveria parecer-se com 
a que lhes dispensara o rei justiceiro, o assassino do duque de Vizeu. 

Estavam ainda na memoria dessa pobre gente os horrores 
e os martyrios daquelles emigrados que tinham ido, alguns annos antes,
 para Tanger e Arzilla.
 A' lareira conversavam os judeus não convertidos nas 
crueldades praticadas contra elles pela soldadesca, 
que povoava os presídios da Berbéria. 
As mulheres contavam, umas ás outras, com o fim de 
moverem os maridos á conversão, as torturas inflingidas pela marinhagem 
das caravellas aos judeus deportados! 
De braços abertos, ante os altares 
das synagogas, famílias inteiras pediam, banhadas em lagrimas, ao grande 
Moysés, que lhes perdoasse a fraqueza, porque sabiam que iam ser tratadas
 como animaes ferozes atravez do mar e atravez do continente negro ! 

Homens de longas barbas brancas, com o pranto a correr por ellas, 
chefes de grandes famílias, com a magestade de patriarchas de pequenas 
tribus, juravam, em voz muito baixa, ao seu Deus, que depois do baptismo 
enchugaríam a cabeça, para se conservarem fieis á religião dos seus maiores !
 
 André Dias estava, então, com sua família trabalhando e pensando, 
abrigado pela serra de Ajax, pedaço fertilissimo da serra da Estrella. 
Por um presentimento, desses que tantas vezes são citados, sem que haja 
quem os explique, o judeu, 
cuja mediania tantas invejas causava aos christãos 
e aos outros judeus de Gouvêa, recolhera mulher e filhos
 nos recantos mais íntimos da sua casa, como se temesse assaltos e pilhagens. 

Era talvez injusto para com os correligionários, porque entre estes 
muitos havia que lhe agradeciam os fruetos que elle distribuía
 ás miseráveis caravanas, que lhe paravam á porta, tão numerosas 
e tão famintas 
como os grandes rebanhos que no inverno andavam pela serra desprovida 
de pastagens e coroada de gelo!. . . 
E muitos outros lhe louvavam o propósito, já que o podia fazer, 
de não abjurar! 
Ao menos aquelle empregava o frueto do seu trabalho em honrar 
a sua fé religiosa !. . . 

Elle tinha sempre aberta a porta do seu almargem, e os pobres que a 
ella se chegavam encontravam bem disposto o palheiro 
a servir de pousada, e na lareira a tijella de fogo borbulhante e cheirosa. 

Judeus eram os guardadores do seu gado, e judias, 
orfanadas pelos casaes da visinhança,
 lhe amanhavam as courellas e lhe fabricavam os queijos e a manteiga. 
No estio, á hora em que o sol tostava o rosto dos que 
mendigavam pelos caminhos, havia sempre, á porta do bondoso André, 
moçoilas pobres, mas aceiadas, em volta do poço, morenas e consoladoras 
samaritanas ! entornando infusas cheias d'agua nas bocas sequiosas dos 
velhos e das creanças ! 

Os beirões christãos é que não se lhe mostravam afieiçoados, e, se não 
o insultavam, porque elle era modesto e brando, 
chamavam-lhe mesquinho e sujo, por trazer argau de pobre ás festas da villa,
 onde não eram 
raros os gibões de melhor estofo.  
 
GOMES DA SILVA 1904  MYSTERIOS DA INQUISIÇÃO